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Économie – Social

L'engouement pour les lieux éphémères à Strasbourg

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Par , France Bleu Alsace

Les lieux éphémères se développent de plus en plus à Strasbourg. Après l'installation d'un bar à la Manufacture des tabacs l'an dernier, la terrasse culturelle "La Grenze" s'installe tout l'été derrière la gare, et le Lavoir est de retour jusqu'en septembre. Comment expliquer cet engouement ?

La terrasse du Lavoir, ouverte jusqu'en septembre tous les jours de beau temps sur le quai Saint-Jean, de midi à minuit.
La terrasse du Lavoir, ouverte jusqu'en septembre tous les jours de beau temps sur le quai Saint-Jean, de midi à minuit. © Radio France - Marie Roussel

Strasbourg, France

C'est un concept qui se développe de plus en plus à Strasbourg : celui des lieux éphémères. Après avoir amarré l'été dernier sur le quai Saint-Jean, le Lavoir est de retour. La terrasse culturelle "La Grenze" s'est implantée derrière la gare, sur des terrains vacants de la SNCF. Cet hiver, un bar avait pris ses quartiers dans l'Hôtel des Postes, et un autre dans la Manufacture des tabacs quelques mois auparavant. 

Faire redécouvrir des lieux aux Strasbourgeois

"C'est une manière de développer une activité un peu atypique, qui donne une image dynamique à la ville, explique l'adjoint au maire en charge de la culture Alain Fontanel. Ces lieux éphémères proposent aussi des services nouveaux, des ambiances nouvelles aux Strasbourgeois et aux visiteurs." Autre point important, d'après l'élu : cela permet aux Strasbourgeois de se réapproprier des lieux qui leur étaient fermés jusqu'alors. "La Grenze derrière la gare par exemple, c'est un quartier peu fréquenté".

Pour la SNCF, qui met à disposition ses terrains au collectif La Grenze jusqu'au mois de septembre, c'est une manière de faire valoir ses friches industrielles. "On préfère appeler cela plutôt des sites en transition, corrige Charlotte Girerd, directrice du projet de La Grenze à SNCF immobilier. Pour nous c'est beaucoup plus intéressant d'avoir un occupant sur ces sites. Cela nous permet de gérer les périodes de transition, entre l'occupation ferroviaire et la future occupation, plus urbaine. Et puis cela permet d'avoir un regard plus positif sur ces terrains."

La demande est là. Mais il faut que l'offre se développe" - Clémence Collomb-Gros co-gérante du Lavoir

Pour ceux qui portent ces projets, il faut parfois s'accrocher. "Cela pose beaucoup de difficultés parce que les lieux, en France, sont faits pour qu'ils restent sur place pendant des années, regrette Noémie D'Hooge, co-gérante du Botaniste et du Lavoir. On a les mêmes paperasses pour un lieux éphémères que pour un lieu en dur. Avec les mêmes délais et alors qu'on reste moins longtemps". 

Un concept qui attire à chaque fois de nombreux curieux, tous motivés par le fait que ces lieux sont voués à disparaître.