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Économie – Social

Préavis de grève illimité au centre hospitalier Le Chênois à Bavilliers

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Belfort-Montbéliard

L'intersyndicale du centre hospitalier de soins longue durée Le Chênois à Bavilliers a déposé un préavis de grève illimité ce jeudi. Objectif : dénoncer le manque de moyens et la dégradation des conditions de travail du personnel.

Une partie des salariés s'est rassemblée devant l'ARS à Belfort jeudi.
Une partie des salariés s'est rassemblée devant l'ARS à Belfort jeudi. © Radio France - Adeline Divoux

Bavilliers, France

Le personnel du centre hospitalier le Chênois à Bavilliers, dans le Territoire de Belfort, est au bord du craquage. Ce jeudi, l'intersyndicale du site a déposé un préavis de grève illimité. "C'est le manque de moyens, ce sont les conditions de travail lamentables, c'est la prise en charge qui se dégrade au niveau de nos pensionnaires. On ne se reconnaît plus dans notre métier", déplore Sylvain Gigante, secrétaire général CGT au sein de l'établissement. 

"Aujourd'hui, nous avons des gens qui viennent au travail le matin, la boule au ventre et en pleurs parce qu'ils n'arriveront pas à faire leur travail par manque de temps", continue le délégué syndical. Et pour cause : le personnel est en sous-effectif. "On ne remplace pas les départs", soupire ce dernier. 

Cinq minutes par patient

Sylvain Gigante désespère également de n'avoir que cinq minutes de temps pour chaque patient. "On se remet en question quand on est que deux soignants pour 90 malades, sur trois étages. Si on se retrouve face à trois urgences, comment fait-on ? On choisit quel patient on va sauver ?", s'inquiète-t-il.

Les grévistes ne peuvent pas quitter leur poste, car ils sont assignés par leur direction pour assurer un service minimum. Ils n'arrêteront en revanche pas leur mouvement, temps qu'ils n'y aura pas d'avantage d'effectifs dans les personnels infirmiers et aides-soignants.

Il faut embaucher du personnel

"On ne demande pas des finances supplémentaires, mais que le conseil départemental et l'Agence régionale de santé, qui sont tuteurs de notre établissement, prennent en charge nos prêts, pour que l'on puisse embaucher du personnel", souligne le délégué syndical.

Le Département, qui a assuré soutenir le mouvement de grève, compte verser 2,6 millions d'euros sur les deux prochaines années, pour alléger le reste à charge des résidents. Le Chênois compte environ 360 salariés, tous services confondus, pour 460 places.

Une délégation reçue à l'ARS

Après une réunion avec la directrice de l'ARS jeudi après-midi, l'intersyndicale (CFDT-CGT-FO) indique "qu’un audit va avoir lieu début 2020 pour formaliser le Contrat pluriannuel d’objectif et de moyens". Toujours selon l'intersyndicale, l'ARS affirme qu'à ce jour "il n’y a pas de prévision de fusion" du Centre Hospitalier de Soins de Longue Durée (CHSLD) de Bavilliers avec l'Hôpital Nord Franche-Comté.

L'intersyndicale menace de déposer plainte

"La directrice de l’ARS, Mme Tisserand, est consciente des difficultés concernant les conditions de travail et de la souffrance du personnel. Elle va transmettre nos doléances à l’ARS Régionale". Les syndicats indiquent également avoir l'intention "de déposer plainte auprès du Procureur de la République si les conditions de travail des agents et les conditions de prise en charge des résidents ne s’améliorent pas".

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