Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Prélèvement à la source : "On n'est pas prêt !" selon Frédéric Liogier, président de la CAPEB en Dordogne

mercredi 5 septembre 2018 à 8:52 Par Willy Moreau, France Bleu Périgord

Le président en Dordogne de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment était l'invité de France Bleu Périgord ce mercredi matin. Frédéric Liogier demande au gouvernement quelques ajustements sur le prélèvement à la source.

Frédéric Liogier, président de la CAPEB 24, était l'invité de France Bleu Périgord ce mercredi matin.
Frédéric Liogier, président de la CAPEB 24, était l'invité de France Bleu Périgord ce mercredi matin. © Radio France - Willy Moreau

Périgueux, France

Le prélèvement à la source sera bien mis en place à partir de janvier 2019 promet le Premier ministre, Edouard Philippe. Frédéric Liogier, président de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment en Dordogne, invité ce mercredi matin sur France Bleu Périgord, explique que les petits entrepreneurs ne sont pas "encore prêts" à la mise en place de cette mesure. 

"Collecter les impôts, ce n'est pas notre métier" - Frédéric Liogier, président de la CAPEB 24 

Frédéric Liogier en appelle au Président de la République et au Premier ministre pour que le gouvernement fasse encore quelques ajustements sur le prélèvement à la source, avant son entrée en vigueur en janvier prochain. 

"Notre métier, c'est le bâtiment. Ce n'est pas de collecter les impôts. Aujourd'hui, nous souhaitons une simplification de la mesure", explique-t-il sur France Bleu Périgord, demandant au passage la création d'un numéro vert pour répondre aux questions des salariés sur le prélèvement à la source. 

Le prélèvement à la source prendra du temps supplémentaire pour les entrepreneurs : "Aujourd'hui, cela représente une semaine de travail sur une année pour deux à trois salariés. C'est énorme ! Et si on le fait faire [par un comptable], c'est encore un coût en plus pour nos entreprises".  

"On n'a plus le temps ! Pourquoi c'est nous qui le faisons ?" - Frédéric Liogier, président de la CAPEB 24

Frédéric Liogier estime que c'est une bonne chose que les contribuables "puissent percevoir un salaire net où on ne paye pas en fonction de l'année précédente". En revanche, il ne comprend pas pourquoi le prélèvement à la source repose sur les épaules des entrepreneurs. 

"Pourquoi c'est le chef d'entreprise qui doit le faire ? On n'a plus le temps. Vous savez combien d'heures travaille un chef d'entreprise aujourd'hui ? Sans exagérer, c'est minimum 12 heures par jour ! Et il va falloir encore rajouter du travail ? Pourquoi c'est nous qui le faisons ?", demande-t-il. 

Un déficit d'image de l'apprentissage

Le président de la CAPEB en Dordogne est également revenu sur les réformes de l'apprentissage du gouvernement. "Ça va dans le bon sens", se félicite-t-il. 

"Il va falloir beaucoup communiquer", Frédéric Liogier, président de la CAPEB 24

Les jeunes selon lui ne connaissent pas assez l'apprentissage et ils ont besoin de rencontrer les chefs d'entreprise : "Il y a encore un problème d'image. Pendant longtemps, quand on n'était pas bon à l'école on disait qu'on finirait dans le bâtiment". 

Une formation trop dénigrée d'après Frédéric Liogier alors qu'elle amène 7 jeunes sur 10 à l'emploi. Il faut aussi d'après Frédéric Liogier que les entrepreneurs prennent leurs responsabilités en prenant le temps de former les jeunes.