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Économie – Social

Prélèvement à la source : une mesure déjà adoptée par une majorité de contribuables de Dordogne

lundi 3 septembre 2018 à 19:34 Par Stéphane Garcia, France Bleu Périgord

Alors le gouvernement semble s'interroger sur la viabilité du prélèvement à la source, quatre mois avant la date prévue pour son entrée en vigueur, les contribuables de Dordogne semblent s'être faits à l'idée de ce nouveau système.

Centre des finances publiques de Périgueux
Centre des finances publiques de Périgueux © Radio France - Stéphane Garcia

Périgueux, France

Maintenue ? Reportée ? Annulée ? Quel sera le sort du prélèvement à la source ? Une réunion décisive est prévue aujourd'hui à l'Elysée entre Emmanuel Macron, Edouard Philippe et Gérald Darmanin, chargé de la mise en œuvre de cette réforme.  Le ministre des Comptes publics va tenter de les convaincre que tout est techniquement opérationnel, avant l'entrée en application de la réforme en janvier prochain. Le gouvernement continue à hésiter quant à sa mise en place. En cause : tous les couacs et les bugs détectés pendant la phase de test : 352.000 erreurs selon la Direction Générale des Finances publiques. 

Pourtant, une majorité de français se dit favorable au prélèvement à la source (6 français sur 10 selon un sondage Ifop pour le JDD). Une tendance qui se vérifie devant le centre des impôts de Périgueux. Olivier, 28 ans, travaille dans un grand groupe d'assurance. "Si le gouvernement renonçait au prélèvement à la source, ce serait malheureux. C'est une charge administrative en moins pour nous et notre entreprise s'occuperait de tout"

Maurice s'y est fait également au changement, d'autant que l'année blanche lui serait favorable. "Mon salaire a diminué par rapport à l'an dernier, du coup si la mesure n'était pas mise en place je me retrouverai à payer sur la base d'une réalité qui n'est plus ma situation actuelle"

Tous les grands pays d'Europe ont déjà opté pour le dispositif : l'Allemagne, l'Espagne, les Pays-Bas ou encore la Belgique. Suffisant pour convaincre Lucie,  elle est fonctionnaire. "Il faut combler ce retard avec les autres pays et arrêter de rejeter la responsabilité sur des Français réfractaires au changement". Seule incertitude : les bugs, comme des personnes prélevées plusieurs fois et des erreurs dans les homonymes. Ce à quoi répond Philippe : "Des erreurs il y en a toujours eu partout dans l'administration, si l'on s’aperçoit que l'on est prélevé trop ou à un taux anormalement bas, on peut toujours arranger ça avec les Finances publiques".

L'Etat a déjà dépensé ces dernières années près de 300 pour le passage au prélèvement à la source. Une somme qui est pour l'essentiel due à l'investissement informatique, mais aussi à la formation de 40.000 agents.