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Économie – Social

Prélèvement de l'impôt à la source : en Nouvelle-Aquitaine, les entreprises de proximité craignent l'usine à gaz

mardi 24 avril 2018 à 9:12 Par Rivière Isabelle, France Bleu Poitou

"Gérer l'impôt, c'est pas mon boulot !", c'est le cri d'alarme des petits patrons en France. En Nouvelle-Aquitaine, l'Union des entreprises de proximité s'inquiète des conséquences à venir du prélèvement de l'impôt à la source : modalités d'application, coût de la mesure, risque juridique etc.

Illustration impôts
Illustration impôts © Maxppp - Maxppp

Poitiers, France

"Gérer les feuilles d'impôts, c'est pas mon boulot ! voilà le cri des patrons de petites entreprises.  En France, 2 entreprises sur 3 sont des structures de moins de 20 salariés, pour beaucoup sans service comptable ni juridique.... et le prélèvement à la source des impôts voulu par le gouvernement dès janvier 2019 leur fait peur.

Dans la région, l'union des entreprises de proximité a mis en ligne une pétition.  Les électriciens, coiffeurs, taxis, bouchers, boulangers et autres assureurs veulent exercer leur métier, "nous n'avons pas vocation à devenir collecteurs d'impôts à la place de l'Etat". On gère déjà la CSG, et la TVA. 

Non seulement cela va va nous prendre du temps, mais cela va aussi nous coûter plus cher. Les trois quarts des entreprises en effet externalisent la gestion des paies, c'est à dire qu'elles ont recours à des cabinets de comptabilité. 

"Le prélèvement à la source va engendrer une ligne de plus sur les feuilles de salaire, et vous croyez que les experts-comptables vont nous offrir ce service sans le facturer ?", s'inquiète Jean-Jacques Dussoul, le vice-président de l'U2P (Union des entreprises de proximité) de Nouvelle-Aquitaine.

Le "petits patrons" s'interrogent par ailleurs sur le risque juridique en cas d'erreur : "Nous ne sommes pas des financiers ou des administratifs, que se passera-t-il en cas d'erreur ?", insiste celui qui est également président de la CAPEB de Nouvelle-Aquitaine. 

Enfin, les chefs d'entreprises s'inquiètent des incidences sur leurs relations avec leurs salariés.  Ils ne veulent pas connaître les ressources du foyer, le train de vie de leurs employés. "Question de pudeur !" précisent-ils dans leur campagne de sensibilisation.