Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie - Social
Dossier : Mouvement de grève contre la réforme des retraites

Près de 15 000 manifestants à Nîmes contre la réforme des retraites

-
Par , France Bleu Gard Lozère

Près de 15 000 personnes ont manifesté dans le calme ce jeudi après-midi dans les rues de Nîmes contre la réforme des retraites. Dans le cortège, des salariés du public comme du privé.

La mobilisation a été importante à Nîmes
La mobilisation a été importante à Nîmes © Radio France - Sylvie Duchesne

Nîmes, France

" Le cortège est énorme, énorme  ! " Même le syndicaliste de la CGT qui anime le cortège en tête de la manifestation n'en revient pas. En bas des allées Jean-Jaurès à Nîmes, ils sont des milliers à avoir répondu à l'appel des syndicats pour dire non à la réforme des retraites annoncée par le gouvernement. Des enseignants, des cheminots, des personnels de santé et de nombreux salariés des entreprises du département comme Perrier, Haribo, les Salins du Midi ou encore Marcoule.  "On touche tous du doigt une politique du gouvernement de Macron qui est en train d'anéantir la France plutôt que de créer de l'emploi. Parce que la seule solution au problème des retraites, c'est l'emploi" explique un manifestant. 

"Je ne me vois pas aller travailler avec un déambulateur à 67 ans. Anaïs, une infirmière du CHU de Nîmes. 

Public et privé côte à côte

Les retraites sont bien sûr au centre des revendications des manifestants mais bon nombre d'entre eux en profitent aussi pour parler de leurs conditions de travail; comme Anaïs, 32 ans, infirmière depuis 10 ans au CHU de Nîmes. "Je suis à bout, on fait de l'abattage. Moi j'ai l'impression de ne pas voir mes patients. Arriver à la retraite à 68 ans, je ne m'y vois pas. " Guillaume Brante lui est délégué CGT chez Haribo à Uzès. Il estime que les salariés du privé sont tout aussi concernés que ceux du public par cette réforme. " Nous on le voit dans nos boîtes. Chez Haribo, certains ont des salaires de 2000 euros qui partent à la fin avec 1600, nous quand on partira, on sera à 1100. Les salariés ont de plus en plus des crédits jusqu'à 65/70 ans pour leur maison, quand ils vont partir à la retraite, ça fera des retraités très pauvres.

"Ce mouvement doit continuer" 

Dans le cortège également, quelques gilets jaunes. "On n'a jamais cessé le combat depuis le début du mouvement.  On a surtout montré qu'on était sur la bonne voie, qu'on avait raison et qu'il ne fallait rien lâcher. "  Un état d'esprit partagé par la majorité des manifestants ce jeudi. Tous se disent prêts à poursuivre le mouvement, le temps qu'il faudra. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu