Économie – Social

Le conseil départemental n'a pas de marge de manœuvre sur le RSA selon Jean-François Barnier

Par Angy Louatah, France Bleu Saint-Étienne Loire mercredi 5 octobre 2016 à 20:08

Le RSA est perçu par près de 17 000 personnes dans la Loire
Le RSA est perçu par près de 17 000 personnes dans la Loire © Maxppp - Thierry Gachon/PHOTOPQR/L'ALSACE/MAXPPP

Soumettre le versement du RSA à quelques heures de bénévolat dans une association est illégal. C'est le tribunal administratif de Strasbourg qui en a décidé ainsi. Dans la Loire, le vice-président du conseil départemental Jean-François Barnier n'était pas opposé à l'idée.

La Loire compte pour sa part 16 738 allocataires du Revenu de Solidarité Active (RSA). Dans le budget du conseil départemental, cela représente une dépense d'environ 50 millions d'euros. Le coût total du RSA dans le département de 98 millions en 2016 étant pour partie à la charge de l'État.

Dans le Bas-Rhin, c'est donc en sa qualité de payeur que conseil départemental souhaitait soumettre les bénéficiaires du RSA à sept heures de bénévolat par semaine. À cette idée, Jean-François Barnier, le vice-président du conseil départemental de la Loire en charge du RSA et de l'insertion, n'était pas opposé. S'il ne remet pas en cause la décision de justice prononcée à Strasbourg, il aimerait que les conseils départementaux aient "un peu plus leur mot à dire sur le RSA".

"Nous sommes les cochons payeurs du RSA ! Cette décision du tribunal administratif est dommage. L'idée était de faire en sorte que les allocataires du RSA se rendent utiles. Le but n'était pas de faire travailler les gens pour rien, mais de les intégrer dans une activité bénévole au profit de ceux qui en ont bien besoin. (Jean-François Barnier)

"Quelle est la marge de manœuvre des conseil départementaux ? Payer seulement." (Jean-François Barnier)

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