Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Près de 20% de bénéficiaires en plus cette année aux Restos du Cœur de la Haute-Vienne

-
Par , France Bleu Limousin

C'est le début ce mardi de la campagne hivernale des Restos du Cœur. "Les restos" où le nombre de bénéficiaires a fortement augmenté cette année avec la crise sanitaire et la crise économique qui en découle. C'est vrai partout en France et notamment en Limousin.

Ils sont nombreux tous les matins à faire la queue devant le centre des Restos du Cœur rue de Chinchauvaud à Limoges
Ils sont nombreux tous les matins à faire la queue devant le centre des Restos du Cœur rue de Chinchauvaud à Limoges © Radio France - Jérôme Ostermann

C'était annoncé et cela se confirme dans les centres des Restos du Cœur où débute ce mardi la 36e campagne hivernale. Avec la crise sanitaire et toutes ses conséquences sur l'économie, le nombre de bénéficiaires est en très forte hausse. Elle atteint même les 19% en Haute-Vienne et cela se voit au centre de la rue de Chinchauvaud à Limoges. Chaque matin, on peut y voir une longue file de demandeurs qui attendent leur tour pour prendre un petit déjeuner ou emporter de la nourriture. Il y a de nombreux étrangers sans papiers. Mais aussi des retraités.

Avec les années que j'ai travaillé, je devrais m'en sortir

Cela fait déjà trois ans que Colette vient "aux restos" pour avoir à manger. "C'était très difficile au début. Je venais à reculons. Mais avec ma petite retraite de 700 euros, quand j'ai payé toutes mes factures, je dépense plus que je gagne" explique cette femme qui après une vie de travail dans le commerce a tout perdu suite à un divorce. "J'ai été obligé de demander à mes enfants de m'aider. Mais je n'arrive pas à m'en sortir. Je ne fais qu'un repas par jour et à part du lait, je ne mange pas du tout dans la journée. Avec les années que j'ai travaillé, je devrais m'en sortir. Mais la vie est tellement chère.

Toujours plus de jeunes parmi les bénéficiaires 

Les jeunes aussi sont de plus en plus nombreux. Etudiants, travailleurs précaires ou chômeurs à l'instar de Benjamin. Agé de 25 ans, il ne trouvait pas de travail à Nexon alors il est venu à Limoges. Mais il ne s'en sort pas :"Aujourd'hui, c'est très compliqué de trouver du travail à la campagne. Donc je suis venu à Limoges qui est quand même une assez grande ville. J'essaye de faire de la formation. De trouver de l'argent pour aller à la fin du mois. Avec le confinement, c'est très compliqué. Heureusement que "les restos" sont là. Sinon, on aurait rien. On aurait pas à manger. On a beaucoup de mal à vivre.

Il y a des fois, j'ai du mal à me retenir de pleurer

Sans oublier les familles également toujours plus nombreuses. Pour les accueillir, les bénévoles sont là à l'instar de Marie-Jo qui pour faire face, préfère ne pas trop penser à cette misère galopante :"J'essaye de ne pas trop y réfléchir parce que c'est compliqué. On a des situations qui sont quelques fois dramatiques. Il y a des fois, j'ai du mal à me retenir de pleurer. Quand vous voyez repartir une dame avec un bébé de 18 mois sachant qu'ils vont dormir sur le trottoir, c'est compliqué." C'est pourtant la réalité en 2020 à Limoges. Une situation qui pourrait encore empirer dans un avenir proche. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess