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Présidentielle: deux programmes économiques diamétralement opposés

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Par , France Bleu

Le 7 mai prochain, les électeurs vont devoir choisir entre deux finalistes qui ont engagé un véritable bras de fer sur les questions économiques et européennes: prudence budgétaire et libéralisme pour l'un, hausse des dépenses et repli sur soi pour l'autre. Coup de projecteur sur ces deux programmes

Les deux finalistes défendent deux visions économiques opposées
Les deux finalistes défendent deux visions économiques opposées © Maxppp - Alexandre Marchi

Après avoir exclu les partis traditionnels, les électeurs ont le choix entre deux visions de l'économie, deux programmes que tout oppose. D'un côté le respect des engagements budgétaires: Emmanuel Macron promet une gestion rigoureuse des finances publiques et en fait une condition de la relance de la construction européenne. Alors que Marine Le Pen prône une sortie de l'Union et de la zone euro, un retour au franc, à une Banque nationale et à des investissements publics, avec une forte hausse des dépenses.

Au coeur des divergences: le rapport qu'ils entretiennent avec la mondialisation

La mondialisation est perçue comme une menace par la candidate du Front national, qui appelle à acheter français et à faire jouer la préférence nationale. A l'inverse, elle est considérée comme une chance par le candidat d'En Marche, pour qui les grands succès économiques de notre pays sont tirés par la croissance du monde. Il est pour le CETA, souhaite renforcer le libre-échange mais aussi les protections pour garantir le respect des nos normes, pendant que la candidate frontiste veut ériger des barrières douanières, renégocier les traités commerciaux et taxer les importations.

Les deux finalistes opposés aussi sur les questions sociales

Emmanuel Macron annonce un plan de 60 milliards d'euros d'économies, en supprimant 120.000 postes de fonctionnaires notamment dans les collectivités locales, pendant que Marine le Pen dit vouloir embaucher, revenir la retraite à 60 ans, en supprimant les aides aux étrangers, en taxant leur embauche, en renationalisant aussi les sociétés d'autoroute. Elle veut abolir la loi travail qui répond selon elle à une "feuille de route de Bruxelles", pendant qu'Emmanuel Macron préfère la "flexisécurité à la scandinave", annonce une baisse de la fiscalité des entreprises et une exonération de la taxe d'habitation pour 80% des ménages. C'est son programme qui est soutenu par la plupart des cadres, des milieux financiers et des dirigeants européens, alors que Bruxelles vient de présenter une série d'initiatives pour relancer l'Europe sociale.

ECOUTER AUSSI la chronique Macron vs Le Pen, le libéralisme ou le repli sur soi

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