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Économie – Social DOSSIER : Elections 2017 : nos décryptages

VIDÉO - Présidentielle : l'ISF, un impôt hautement symbolique, vu par les candidats

jeudi 30 mars 2017 à 12:39 Par Blandine Costentin, France Bleu

Appliqué depuis 35 ans, l'ISF est un impôt populaire... sauf dans l'électorat de la droite classique. Entre le souci de rectifier les inégalités sociales et celui de ne pas décourager l'investissement, certains candidats à la présidentielle cherchent une voie médiane.

En 2015, 342 942 contribuables français ont payé l'impôt de solidarité sur la fortune.
En 2015, 342 942 contribuables français ont payé l'impôt de solidarité sur la fortune. © Maxppp - Marlène Awaad

Qui oserait supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune ? Les enquêtes d'opinion montrent avec régularité qu'une majorité de Français s'y oppose. Créé en 1982 par François Mitterrand (on parle alors d'impôt sur les grandes fortunes), l'ISF a été supprimé en 1986 par Jacques Chirac, alors Premier ministre. Une décision à laquelle il attribue sa défaite à la présidentielle de 1988... Réélu, Mitterrand s'empresse de le restaurer pour financer une nouvelle forme de revenu, le RMI. L'ISF est un marqueur politique avant d'être un outil économique.

Explication et programmes

Décryptage et problématique

En 2015, l'ISF a rapporté 5,224 milliards d’euros, pour 342 942 contribuables, soit un impôt moyen de 15 233 euros. Il représente moins d'1,5% des recettes fiscales.

L'ISF s'applique à partir d'un patrimoine supérieur à 1,3 million d’euros. Il porte sur les biens mobiliers (voiture, bâteau…) ou immobiliers (maison, terrain…) ; les biens financiers (actions...) ou les droits (usufruit, droits d'auteur...). Les œuvres d’art, les immeubles et biens professionnels ne sont pas imposés (sous conditions pour ces derniers). Il y a de nombreuses exonérations ou déductions possibles, comme l'investissement dans le patrimoine d’une PME ou les dons à des associations. La ponction est de 0,5 à 1,5%, suivant les tranches.

Plafonnement, optimisation fiscale, exonérations diverses... destiné à faire contribuer les plus riches, l'ISF manque parfois sa cible. Le Canard Enchaîné a révélé qu’en 2015 onze des 50 premières fortunes de France ne l'avaient pas payé. En 1998, lors du rétablissement de l'impôt sur la fortune, Michel Rocard avait reconnu que toute la difficulté était de "définir le meilleur équilibre entre la solidarité nécessaire et la pertinence économique".

Que proposent les candidats ?

Qui veut en finir avec l'ISF ? François Fillon veut le supprimer dans l'année qui suit l’élection. Il dénonce un impôt “qui fait fuir les investisseurs”. Mais il mettrait en place une taxe uniformisée de 30% sur tous les revenus du capital.

Qui veut alléger l'ISF ? Nicolas Dupont-Aignan souhaite modifier son périmètre : il exclurait la résidence principale et étendrait les abattements aux investissements dans des entreprises à capitaux français. Emmanuel Macron exclurait le capital financier pour centrer l'ISF sur le patrimoine immobilier et créerait un prélèvement unique sur le capital. Jacques Cheminade propose d'exonérer totalement les investissements dans les PME qui localisent leur production en France.

Qui veut maintenir l'ISF ? Benoit Hamon propose de le fusionner avec la taxe foncière pour créer un impôt unique et progressif sur le patrimoine. Marine Le Pen maintiendrait l’ISF. Jean-Luc Mélenchon voudrait même le renforcer. Philippe Poutou souhaite l'élargir aux œuvres d’art.

VOIR AUSSI : Des "prêts familiaux" de Fillon aux objets préhistoriques de Cheminade, le patrimoine des candidats à la présidentielle

Les décryptages de francebleu.fr :