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Économie – Social

Un sursis de six mois pour le quotidien La Marseillaise

lundi 28 novembre 2016 à 16:42 Par Marie Ciavatti, France Bleu Hérault et France Bleu

Le journal La Marseillaise a obtenu ce lundi son placement en redressement judiciaire, avec une période d'observation de six mois. Un soulagement pour les 117 salariés. Mais le quotidien régional doit encore prouver qu'il est économiquement viable.

La Marseillaise  emploie quinze salariés dans le département
La Marseillaise emploie quinze salariés dans le département © Radio France - Marie Ciavatti

Montpellier, Hérault, France

La semaine dernière, la nouvelle était tombée "brutalement" pour les salariés : La Marseillaise était en cessation de paiement.

Mais ce lundi matin, le scénario d'une liquidation s'éloigne: "On est soulagé, forcément, même si on va devoir continuer à se battre", confie Annie Menras, chef d'agence à Montpellier.

Le tribunal de commerce de Marseille a placé ce lundi le quotidien régional en redressement judiciaire, avec une période d'observation de six mois. Un temps de répit pour sauver ce journal fondé il y a 73 ans, pendant la Résistance. Une institution, que plusieurs centaines de personnes - salariés, militants syndicaux, lecteurs - sont venus soutenir ce lundi matin devant le tribunal.

"Ça ne veut pas dire qu'on est sauvé."

Car le journal joue sa survie. "Tout allait très bien pourtant : les abonnements ont augmenté de 15% avec la nouvelle formule. Dans les kiosques, les ventes se maintiennent, ce qui n'est pas le cas de beaucoup de journaux", explique Annie Menras, rédactrice en chef. Mais les recettes publicitaires n'ont pas suivi et quand on n'est pas adossé à un grand groupe, c'est déterminant."

"On lance un appel à ceux qui nous lisent. (...) C'est la recette qu'on préfère."

Pas question d'ouvrir le capital à d'éventuels investisseurs. La Marseillaise tient à son indépendance. Mais il faudra bien trouver de nouvelles recettes et de nouvelles sources d'économies. "La direction a dit que la masse salariale ne serait pas une variable d'ajustement", poursuit Annie Menras.

"On lance un appel à ceux qui nous lisent. Pour qu'ils nous lisent plus régulièrement ou même qu'ils s'abonnent. C'est la recette qu'on préfère. C'est comme ça qu'on veut vivre." Une souscription a été lancée auprès des lecteurs.

"Il va falloir se battre pour assurer la survie du journal". Annie Menras, rédactrice en chef à La Marseillaise

Le journal, diffusé dans six départements du Sud-Est, emploie 117 salariés, dont 15 dans l'Hérault. Il a déjà connu un premier redressement judiciaire, en novembre 2014, avant d'être racheté en 2015 par les éditions des Fédérés. La direction ne donne pas les chiffres de diffusion mais le tirage est estimé à 10.000 exemplaires. Ses pertes pourraient atteindre cette année, un million d'euros, selon l'AFP.

"Donner d'autres moyens qu'une phrase sur Facebook pour comprendre l'actualité."

Une victime de plus de la crise que traverse la presse écrite ? Au contraire selon Annie Menras. "Au moment où l'actualité passe par les réseaux sociaux, un journal écrit et engagé à gauche donne d'autres moyens de se faire une idée qu'une phrase sur Facebook. Comprendre bien l'actualité, c'est déterminant pour les citoyens. La Marseillaise est là pour ça. Pour aider les gens à comprendre."

De l'importance de conserver une presse pluraliste...

À Montpellier, le journal espère la création d'un comité de soutien.