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Économie – Social

Prêt toxique de Dexia : Bethoncourt accepte de rembourser 150.000 euros par an pendant 20 ans

mercredi 27 janvier 2016 à 18:22 Par Faustine Mauerhan, France Bleu Belfort-Montbéliard

L’échéancier est tombé ce mardi. Empêtrée depuis quasiment 10 ans dans un prêt toxique de 2.9 millions d'euros contracté en franc suisse à l'époque, la commune a décidé d'abandonner les poursuites contre la banque et accepte de rembourser.

Sur un emprunt de 2.9 millions, Bethoncourt devait rembourser 5 millions.
Sur un emprunt de 2.9 millions, Bethoncourt devait rembourser 5 millions. © Maxppp

Le combat était trop lourd, trop long, trop incertain alors Jean André a décidé de rembourser les 5 millions d’euros que la commune après son prêt toxique de 2.9 milliosn d'euros, contracté en franc suisse, en 2007, auprès de la banque Dexia. Et L'échéancier mis en place avec le fond de soutien de l'Etat est tombé ce mardi matin : 150.000 € par an pendant 20 ans ! Une grosse somme mais qui va permettre à la ville de tourner la page et d'avancer avec des finances solides selon lui.

Jean André : "Nous devions recommencer à travailler avec des finances claires."

"On ne pouvait plus travailler dans l’incertitude financière. Les provisions de remboursement en cas de défaite au tribunal étaient trop lourdes et il était impossible de savoir quelle marge d’investissement nous avions pour la commune, explique Jean André. Donc il y avait deux solutions. La solution judiciaire qui s’annonçait encore très très longue et j’estime moi, ne pas avoir le droit de parier devant un tribunal avec l’argent public. L’autre solution, c’est de payer, de négocier un échéancier avec l’Etat et de recommencer à travailler avec des finances claires."

2.3 millions d’euros d’aide de l’Etat

Mais surtout en acceptant de rembourser, Bethoncourt a reçu 2.3 millions d'euros d'aide de l'Etat grâce au fond de soutien des communes endettées. Résultat : au lieu des 5 millions d’euros de dette du début, la ville doit finalement moins de 3 millions d’euros. Sans cela, "la ville n’aurait pas pu rembourser, concède Ozgur Aslan l’adjoint aux finances. Cette aide de l’Etat nous permet de rembourser 150.000 euros par an, c’est ce que nous remboursions de prêts sains avant cette affaire de prêt toxique. C’est largement supportable pour la commune et surtout cela va nous permettre de continuer à investir pour les Bethoncourtois." Ne rêvons pas quand même, l’opération n’est pas blanche pour la ville. "Nous allons devoir faire de grosses économies de fonctionnement, par-ci par là, reconnaît l’adjoint. Mais nous n’augmenterons pas les impôts", assure-t-il.