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Prime à la conversion : les ventes de véhicules ont augmenté de 10 à 20% à Cherbourg-en-Cotentin

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Par , France Bleu Cotentin

Après deux mois de fermeture des concessions, la prime à la conversion a dopé les ventes de véhicules au début de l'été : 10 à 20% de plus à Cherbourg-en-Cotentin. Mais les conditions d'accès changent dès le 1er août. Et ça risque de ralentir la reprise.

Le mois de juin a été "exceptionnel" pour les ventes, explique Valéry Lecoutour, président de l'amicale des concessionnaires de Cherbourg-en-Cotentin
Le mois de juin a été "exceptionnel" pour les ventes, explique Valéry Lecoutour, président de l'amicale des concessionnaires de Cherbourg-en-Cotentin © Radio France - Pierre Coquelin

C'était l'un des moteurs pour relancer les ventes de voitures après le confinement : la prime à la conversion. Un dispositif avantageux qui avait deux objectifs : aider les constructeurs à écouler leurs stocks invendus pendant le printemps, et accélérer le renouvellement du parc automobile français. Les 200 000 dossiers prévus auront été réalisés d'ici la fin juillet. 

Un succès qui se confirme également à Cherbourg-en-Cotentin. "Les ventes ont augmenté de 10 à 20% selon les marques entre le 1er juin et la fin juillet. On est globalement très satisfaits", explique Valéry Lecoutour, le président de l'amicale des concessionnaires de Cherbourg-en-Cotentin (quinze concessions qui représentent 29 marques). Un élan qui s'explique à la fois par le dispositif gouvernemental et les offres attractives de constructeurs. "Par exemple, pour la nouvelle Zoé électrique, vous pouvez bénéficier jusqu'à 12 000 euros d'aides", confie Benoît Houyvet, chef des ventes chez Renault à Tourlaville. 

Des gens qui avaient prévu d'acheter dans un délai de six mois se sont dit "c'est le moment d'y aller" - Valéry Lecoutour, président de l'amicale des concessionnaires de Cherbourg-en-Cotentin

Jusqu'ici, la prime exceptionnelle était accessible aux foyers dont le revenu fiscal de référence était inférieur à 18 000 euros, et prévoyait 3 000 euros pour une voiture essence ou diesel et 5 000 euros pour une électrique. Dès lundi, le revenu fiscal de référence passe à 13 489 euros, et les primes sont "divisées par deux" explique Valéry Lecoutour. "Le soucis de ces dispositifs d'aubaine, c'est qu'ils sont ponctuels dans le temps. _Leur arrêt crée un effet de frein_. On va revenir à un dispositif semblable à ce qui se faisait avant le plan de relance", note Benoît Houyvet. 

Records de ventes

Les concessionnaires espèrent que ces nouvelles conditions ne vont pas casser la dynamique lancée début juin. Un mois de juin qui a d'ailleurs été "exceptionnel", selon le patron des professionnels cherbourgeois : "on a tous fait des records de ventes. Le gens qui n'avaient pas pu acheter entre mi-mars et début mai à cause du confinement se sont jetés dans les concessions. On a récupéré environ 80% des ventes qu'on aurait du faire à ce moment là", commente Valéry Lecoutour. 

Une embellie qui a profité à tous les types de véhicules, y compris le diesel. "Quelqu'un qui fait au moins 25 000 km par an, dans nos régions, ça vaut le coup d'acheter un diesel", précise le concessionnaire. Mais, l'électrique compte de plus en plus d'adeptes : on devrait passer de 2 à 5% du parc automobile français, avec une meilleure autonomie et des possibilités de rechargement plus importantes. Des marques, comme Renault avec sa nouvelle Zoé, comptent beaucoup sur cette filière. "Côté clientèle, on a élargi le spectre : on est passé de l'urbain pur à _l'automobiliste qui a besoin d'une deuxième voiture, pour un usage ponctuel_, sur de petites distances", note Benoît Houyvet. 

Des professionnels qui espèrent désormais ne pas avoir à subir la deuxième vague de Covid. En gros, éviter un nouveau coup de la panne comme pendant le confinement.  

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