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Économie – Social

Gironde : prime à la conversion automobile restreinte, les casses autos vont souffler

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Par , France Bleu Gironde

Depuis le 1er août, l'accès à la prime à la conversion est restreint par de nouveaux critères. Face au succès du dispositif, le gouvernement a durci les règles. Ce changement devrait désengorger les casses autos, comme BMZ Auto casse à Arsac, qui croule sous les épaves .

Depuis que la prime à la conversion a été instaurée en 2018, c'est jusqu'à 40 voitures qui arrivent par semaine, au lieu de 15 auparavant.
Depuis que la prime à la conversion a été instaurée en 2018, c'est jusqu'à 40 voitures qui arrivent par semaine, au lieu de 15 auparavant. © Radio France - Julien Penot

Gironde - France

Une fois remplacés par des voitures moins polluantes, les anciens modèles finissent généralement dans des casses automobiles. Et depuis l'instauration en 2018 de la prime à la conversion, le flux d'arrivée est devenu très soutenu chez BMZ Auto casse, à Arsac, au nord de Bordeaux. Les nouveaux critères mis en place le premier août, sont plus restrictifs et resserrent l'éligibilité aux ménages les plus modestes. De quoi faire souffler un peu, Bassel Mansour, le gérant de BMZ Autocasse, à Arsac : "A mon avis, ça va faire baisser de 30 à 40% le flux d'arrivée, mais pas plus que ça, jusqu'à la fin de l'année."

Des casses automobiles saturées 

La prime à la conversion a eu l'effet d'une petite bombe dans la casse de Bassel Mansour. En un an, le flux de véhicules usagés est passé de 650 par an à 1 500. Alors même si ces nouveaux critères annoncent une certaine accalmie, Christian, employé dans la casse depuis douze ans, sait qu'il y aura encore beaucoup de travail dans les mois qui viennent. "Avant cette prime, on arrivait à faire quatre voitures en dépollution dans la journée, maintenant on est passé à huit", lâche le chauffeur. 

Renforcer les équipes

Face à des stocks de pièces détachées en surplus, certaines casses sont obligées de brader les prix - Radio France
Face à des stocks de pièces détachées en surplus, certaines casses sont obligées de brader les prix © Radio France - Julien Penot

Deux employés ont donc rejoint les équipes sur le terrain. Même chose dans les bureaux. Cécilia, assistante de direction, est débordée par le nombre de dossiers à gérer. "IL faut faire les papiers de cession, les doubles pour les clients... Avant je faisais tout, toute seule, et maintenant on est deux, et même à deux on y arrive pas." Une stagiaire a été recrutée pour trier et classer les piles de classeurs qui s'empilent derrière les bureaux.

Pour chaque voitures qui arrivent, c'est deux heures de travail. Désosser, dépolluer et recycler à 95% le véhicule pour ensuite trier chaque pièces détachées. "Avec tout le service de l'entreprise, il faut compter 400 euros de coût en plus pour l'entreprise par voiture", précise Bassel Mansour. Une charge de travail qui l'a fallu absorber en recrutant ajoute David  Bonnieu, autre gérant d'une casse à Bouliac : "Quand il y a des surplus comme ça, on est obligé d'augmenter les équipes.

Autres conséquences : les stocks de pièces détachées d'occasion, de plus en plus importants, ont obligé le gérant à diminuer les prix . Et la valeur au kilo de la ferraille à la revente a diminué de moitié.

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