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Économie – Social DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Prime exceptionnelle de fin d'année : certaines grandes entreprises s’engagent à la verser, les PME auront du mal

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Par , France Bleu

Les grands groupes français annoncent les uns après les autres le versement d'une prime de fin d'année à tout ou partie de leurs salariés, profitant de la défiscalisation annoncée par Emmanuel Macron lundi. Pour les entreprises de plus petite taille, l'octroi de cette prime semble plus difficile.

Les grands groupes français annoncent les uns après les autres le versement d'une prime de fin d'année
Les grands groupes français annoncent les uns après les autres le versement d'une prime de fin d'année © Maxppp -

Quelles entreprises vont jouer le jeu ? Lors de ses annonces lundi soir en réponse aux gilets jaunes, Emmanuel Macron a notamment demandé "à tous les employeurs qui le peuvent" de verser "une prime de fin d'année à leurs employés". 

Une prime défiscalisée qui sera sans impôt ni charge.

Entre 500 et 1.500 euros de prime pour le salariés des grands groupes

Orange, Publicis, Altice, Iliad, LVMH et Kering mardi, Total mercredi, la liste des grandes entreprises séduites par l'idée d'une prime défiscalisée, annoncée lundi au milieu d'un ensemble de mesures destinées à réinjecter du pouvoir d'achat pour les ménages, s'est allongée. 

Au-delà du principe, salué unanimement par le patronat, chaque groupe adapte les modalités de versement et le montant de la prime. Les organisations patronales Medef et CPME demandaient une prime de 1.000 euros au sortir de réunions qui avaient été organisées avec le gouvernement la semaine passée. Ils ont été entendus : Altice et Illiad ont choisi ce montant.

Total a pris la décision de verser une prime de 1.500 euros à la totalité de ses salariés en France, selon son PDG Patrick Pouyanné. Les bons résultats du groupe justifient le versement de la prime, en dehors du contexte politique, fait-on savoir du côté de l'entreprise.

Chez Orange, l'enveloppe varie : une prime de 1.000 euros sera versée à tous les salariés en France dont le salaire annuel brut est inférieur à 25.000 euros, et de 500 euros à ceux gagnant "entre 25.000 et 30.000 euros"

Quant au géant de la publicité Publicis, il avait annoncé dès lundi soir attribuer une prime de 1.000 euros à ses collaborateurs en France ayant une rémunération mensuelle inférieure à 2.500 euros bruts. La prime concerne 31% des salariés du groupe en France, en CDD ou en CDI.

Une prime plus compliquée à verser pour les PME

Pour les entreprises plus petites, la situation est tout autre à l’image de ces PME en Côte-d'Or et en Mayenne. Mardi, la CPME a estimé que "le nombre de PME en capacité de distribuer une prime de ce type restera malheureusement limité". 

Il ne faut "pas laisser trop d'illusions à nos salariés", a renchéri sur France Info Jacques Chanut, président de la Fédération française du bâtiment (FFB), l'un des principales composantes du Medef. "Je ne suis pas sûr que toutes nos entreprises, et bien loin de là, soient en capacité de verser la prime." 

Autre son de cloche notamment dans la Manche, où de nombreuses PME pratiquent déjà ce type de gratification. Certaines vont en profiter pour en augmenter le montant et saluent la mesure.

  - Visactu
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