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Des vins livrés "par avion réfrigéré" partout dans le monde pour les primeurs, à cause du Covid-19

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Par , France Bleu Gironde

C'est la semaine des primeurs dans le Bordelais. Si habituellement, entre 7 et 8 000 spécialistes viennent goûter le dernier millésime, cette année est toujours particulière avec le Covid. Explications de Ronan Laborde, président de l'Union des Grands crus de Bordeaux.

Ronan Laborde était l'invité de France Bleu Gironde, ce mercredi.
Ronan Laborde était l'invité de France Bleu Gironde, ce mercredi. © Radio France - Thomas Coignac

C'est normalement l'effervescence à cette période de l'année dans le Bordelais. Habituellement, 7 à 8 000 journalistes spécialisés ou professionnels de la viticulture viennent goûter les grands crus du dernier millésime mis en barrique, pour se faire une idée de sa qualité. Mais cette année, comme en 2020, les primeurs, qui se déroulent du 26 au 29 avril, se font largement à distance. Même si, pour cette deuxième année post-Covid, "on est rodés", explique Ronan Laborde, le président de l'Union des grands crus de Bordeaux. "On a eu notre galop d'essai l'année dernière, à petite échelle. La pandémie se poursuivant, on a trouvé des solutions pour adapter le système à plus grande échelle", a-t-il expliqué ce mercredi sur France Bleu Gironde. 

Réécouter l'interview de Ronan Laborde, président de l'Union des Grands crus de Bordeaux.

Des vins livrés à 17-18 degrés en en une dizaine de jours maximum

Alors, cette année, ce système unique de vente de grands crus se fait beaucoup à distance. Les bouteilles sont ainsi envoyées pour dégustation à Hong Kong, Shanghai, New York, Londres, Bruxelles ou Francfort. "Aujourd'hui, on a de la chance d'avoir des partenaires logistiques qui font un travail formidable pour acheminer dans les meilleures conditions, en préservant la fraîcheur des vins, puisque c'est envoyé par avion réfrigéré jusque chez nos clients", souligne Ronan Laborde. 

Ainsi, les spécialistes bénéficient d'une "superbe sélection d'environ 130 grands crus de notre association". Des vins qu'ils reçoivent "au maximum en une petite dizaine de jours lorsque l'on va aux Etats-Unis", et à "des températures de présentation à 17-18 degrés maximum". Tout cela ne remplacera pas les primeurs habituelles, puisque, regrette Ronan Laborde, "la meilleure manière de déguster ces vins qui sont fragiles et instables, c'est de venir au sein des chais, aux portes des propriétés". 

En tant que producteurs, on est extrêmement enthousiastes

Les vins de l'année 2020 ont été marqués par le Covid, mais ont bénéficié de conditions climatiques plutôt clémentes. "En tant que producteurs, on est extrêmement enthousiastes", confirme Ronan Laborde. Aux spécialistes de juger donc, mais le patron des grands crus de Bordeaux espère "que les prix qui ont déjà largement baissé l'an dernier ne baissent pas davantage et puissent se consolider". Une baisse évaluée à 20% environ sur l'année 2020. 

En revanche, les résultats des ventes à l'international ne sont "pas si dégradés que ça", se réjouit Ronan Laborde, dans un contexte de pandémie. Il parle d'une "activité plutôt soutenue, puisque le recul a été de 17%. On a même observé une croissance de 1% sur la Grande Chine [Chine, Hong Kong, Taïwan et Macao] qui est sortie plus tôt de la pandémie". Une année qui aurait pu être catastrophique, puisqu'en plus du Covid et les taxes Trump, "on livrait le millésime 2017 extrêmement impacté par le gel, avec une perte de récolte de 40%", rappelle Ronan Laborde.  

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