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Privas : ils manifestent contre le port du masque obligatoire à l'école

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Plus d'une centaine de parents et d'enfants ont manifesté ce samedi après-midi devant la préfecture de Privas (Ardèche) contre le porte du masque obligatoire à l'école. Ils craignent des risques sur la santé de leurs enfants et des difficultés d'apprentissage.

Plus d'une centaine de parents et d'enfants manifestaient contre le port du masque obligatoire à l'école.
Plus d'une centaine de parents et d'enfants manifestaient contre le port du masque obligatoire à l'école. © Radio France - Claire Guédon

Une centaine de parents et d'enfants se sont réunis devant la préfecture de l'Ardèche pour demander l'annulation du port du masque obligatoire à l'école. Une manifestation à l'initiative d'un collectif de parents d'élèves de l'école de Saint-Michel-de-Chabrillanoux (Ardèche). 

Sébastien fait partie des organisateurs, ce qu'il demande surtout, ce sont "des garanties qu'il n'y ait pas d'effet nocif" pour les enfants qui portent le masque. "On réclame le principe de précaution, aujourd'hui personne ne peut nous rassurer là-dessus", ajoute ce père de famille. 

D'ailleurs, depuis le 2 novembre, lui et d'autres parents de l'école de Saint-Michel-de-Chabrillanoux organisent des "journées sans élèves". Ils ne mettent pas leurs enfants à l'école pour alerter sur leurs revendications. "Une initiative suivie par la moitié des parents", selon Sébastien. 

"Ma fille a des maux de tête après la récréation, après avoir couru" - Cécile, parent d'élève

Obligatoire pour les plus de 11 ans depuis le mois de mai, le port du masque obligatoire a été élargi à partir de 6 ans depuis le 2 novembre. Lila a décidé de ne pas remettre sa fille de 9 ans à l'école depuis la rentrée, elle lui fait les cours à la maison, avec l'aide de la maîtresse. "Je considère que c'est inhumain de l'obliger à porter un masque. Ça me demande beaucoup d'énergie, mais c'est mon choix en tant que mère", explique Lila. Elle regrette amèrement que cette mesure soit imposée à des enfants, avec parfois des répercussions sur leur santé.

La fille de Cécile, qui est en CE1, a régulièrement des maux de tête à l'école, surtout "après la récréation de l'après-midi, après avoir couru". "Ça la peine parce qu'elle n'arrive pas à travailler alors qu'elle est bonne élève et qu'elle adore ça", se désole Cécile. 

Des enfants ont déposé des pancartes devant la préfecture de l'Ardèche.
Des enfants ont déposé des pancartes devant la préfecture de l'Ardèche. © Radio France - Claire Guédon

Sandra, elle, s'inquiète pour son fils, asthmatique. "Pour l'instant, le masque n'a pas posé de problème", explique sa mère. "Mais un jour, il a fait une grosse crise d'asthme, on ne l'a pas remis à l'école pendant plusieurs jours pour qu'il récupère", craignant que remettre son masque toute la journée provoque une nouvelle crise. 

Des problèmes pour suivre en classe 

D'autres parents ont peur des répercussions sur l'apprentissage de leurs enfants. Noël a deux enfants de 5 et 7 ans. "C'est à cet âge-là que les enfants apprennent le langage, ils ont besoin de voir les expressions", martèle ce père de famille. Même constat pour Delphine. Un de ses fils a cinq ans, il ne porte pas le masque, mais dans son école, il côtoie des élèves plus âgés. "Il ne peut plus jouer avec les grands, ils sont séparés, alors qu'ils apprennent beaucoup avec eux", regrette Delphine. Le cortège a défilé jusqu'aux bureaux de la Direction des services de l'Éducation nationale, où deux parents seront reçus la semaine prochaine. 

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