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Privatisation de la FDJ : les buralistes lavallois restent méfiants

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Par , France Bleu Mayenne

Ça y est : la Française des jeux (FDJ) entre en bourse ce jeudi 21 novembre. L'état, délesté de 50% du capital, va empocher plus de 2 milliards d'euros grâce à cette privatisation. Qu'en pensent les buralistes, qui tirent le tiers de leurs revenus des jeux d'argent de la FDJ ?

Pour de nombreux buralistes de Laval et d'ailleurs, les jeux de hasard FDJ représentent jusqu'à un tiers des revenus.
Pour de nombreux buralistes de Laval et d'ailleurs, les jeux de hasard FDJ représentent jusqu'à un tiers des revenus. © Radio France - Simon de Faucompret

Jean-Marc a du mal à se croire lui-même, lorsqu'il lâche ces mots en faisant la moue : "Normalement, rien ne devrait changer. C'est ce qu'on nous a dit." Deux mois et demi qu'il a repris le bureau de tabac "Le Khédive", rue de la Paix à Laval (Mayenne), et cette privatisation de la Française des jeux, officielle dès ce jeudi 21 novembre, il ne sait pas trop quoi en penser. "C'est en tout cas ce que dit la FDJ. Mais quand les actionnaires seront en place, il faudra qu'on fasse du chiffre, comme toute société plus ou moins privée. On est moins couverts qu'avant." 

1,6 milliards d'euros d'actions achetés par les particuliers

Les actionnaires qui, en l'espace de deux semaines, ont réservé pour 11 milliards d'euros d'actions de la FDJ. Rien que pour les particuliers, ça représente 1,6 milliard d'euros, à 19,90 € l'action unique. Un "succès spectaculaire" d'après Bruno le Maire, ministre de l'économie, qui a réagi ce mercredi 20 novembre. Cette entrée en bourse fracassante va permettre à l'état français, qui s'est délesté de 50% du capital de la Française des jeux, d'empocher plus de 2 milliards d'euros.

Moins dépendre du prix du tabac

Un tiers des revenus de Jean-Marc vient des jeux d'argent, c'est la moyenne nationale d'après la Confédération des buralistes. Mais elle veut profiter de la privatisation pour faire grimper ce chiffre. Pourquoi ? Pour moins dépendre des ventes de tabac, qui représentent de 60 à 80% du chiffre d'affaires d'un buraliste ... et qui suscitent quelques inquiétudes après une nouvelle hausse début novembre. Sauf que : "La commission du tabac est plus intéressante (plus de 7% contre 5% pour les jeux de hasard, NDLR). Et le temps passé est plus faible ! Le client arrive, il sait quel paquet de tabac il veut, ça dure quelques secondes." 

Et pour les jeux d'argent ? "Si on prend l'exemple de l'Amigo, c'est un tirage toutes les cinq minutes. Imaginons qu'un client ne fasse que ça pendant une heure, on est accaparés et on ne peut rien faire d'autre." Mais le jeune buraliste lavallois tempère : "Une personne qui vient jouer, souvent, prend aussi une consommation au comptoir, ou du tabac ... C'est un tout." Une logique qui, d'après lui, ne devrait pas être bouleversée par la privatisation.

Diversifier l'offre

D'autres, cependant, s'avouent un peu dans le flou à l'orée d'un tel changement. Du coup, les méfiants comme Jean-Marc pensent à se diversifier. "On va essayer d'être moins dépendants de la FDJ, en développant la partie cadeaux du commerce." Il vend des briquets, des stylos-cross, des cigares ... "Ça représente environ 5%, tout ça, mais on aimerait que ça grimpe à 30%", révèle-t-il.

Un mot d'ordre, ou plutôt deux : innovation et diversification. C'est d'ailleurs commun à de nombreux buralistes, où qu'ils soient : entre le test de vente des billets de train (actuellement en test dans cinq régions, dont les Pays de Loire), les relais de poste, les factures de crèche et le marché de la cigarette électronique ... Le bureau de tabac risque de ressembler toujours plus à un "drugstore" moderne, comme le voulait Philippe Coy, président de la Confédération des buralistes.

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