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Économie – Social

Privatisation de la Française des Jeux : trop de risques pour Régis Juanico

jeudi 12 avril 2018 à 20:09 Par Noémie Philippot, France Bleu Saint-Étienne Loire

A quelques jours du vendredi 13, grand jour de loto en France, le député socialiste de la Loire Régis Juanico a écrit une tribune dans Le Monde pour alerter sur les risques de la privatisation de la Française des Jeux.

Pour Régis Juanico, privatiser la FDJ, c'est risquer que l'entreprise privilégie le bénéfice aux risques sociaux liés aux jeux d'argent.
Pour Régis Juanico, privatiser la FDJ, c'est risquer que l'entreprise privilégie le bénéfice aux risques sociaux liés aux jeux d'argent. © Maxppp - Bruno Levesque

Loire, France

Vendredi 13, grand jour de jeux à gratter, de paris et de loto ! Un moment opportun pour tirer la sonnette d'alarme sur la question de la privatisation de la Française des Jeux pour le député socialiste de la Loire Régis Juanico. 

C'est le projet de loi porté par Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances, et le député ligérien a publié mardi 10 avril une tribune dans Le Monde, où il donne ses arguments contre cette idée.

Les bénéfices avant les risques sociaux 

Pour Régis Juanico, privatiser cette entreprise, c'est courir de gros risques, notamment sociaux. 350 000 Français sont accros aux jeux d'argent, un million pourraient potentiellement le devenir. 

Selon le député, "le risque avec un actionnaire privé, c'est _qu'il regarde d'abord la rentabilité_, plutôt que des questions liées à l'interdiction de jeu des mineurs, à la question de la dépendance et des luttes contre les addictions, et qu'il n'y ait pas un actionnariat stable qui puisse assurer une politique de jeu responsable de long terme, et ça, c'est fondamental." Régis Juanico estime qu'il faut une régulation forte en la matière.

C'est d'autant plus important pour lui que le coût social de l'addiction s'élève à 8 milliards d'euros pour l'Etat, si on prend en compte les divorces, les dépressions voire les suicides lié à un endettement à cause des jeux d'argent. 

Moins d'argent pour la promotion du sport

Autre argument du parlementaire ligérien : la promotion du sport pour tous, mission du Centre National de Développement du Sport. Un organisme financé à 80% par la Française des Jeux, grâce aux taxes sur les jeux et notamment les paris sportifs. Alors selon Régis Juanico, l'organisme pourrait souffrir de la privatisation de la FDJ si l'actionnaire n'est pas un sportif dans l'âme, et décide d'investir ses bénéfices ailleurs.

Le projet de loi  sur la privatisation de la FDJ sera présenté en mai prochain au conseil des Ministres et débattu à l'automne. Débat obligatoire : le gouvernement doit demander l'autorisation au parlement pour privatiser une entreprise publique.

Régis Juanico, député de la Loire : " pour une politique de jeu responsable."