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Économie – Social

Contre la hausse du prix des carburants, les appels à bloquer les routes le 17 novembre se multiplient

vendredi 26 octobre 2018 à 17:22 - Mis à jour le samedi 27 octobre 2018 à 15:38 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Alors que la grogne monte sur la hausse des prix du carburant, les appels à bloquer les routes et les autoroutes le 17 novembre se multiplient sur les réseaux sociaux, partout en France. La pétition d'une automobiliste, lancée en mai, a atteint 321.000 signatures.

Le prix des carburants a fortement augmenté ces dernières semaines.
Le prix des carburants a fortement augmenté ces dernières semaines. © Maxppp - VINCENT PEREIRA

Depuis quelques jours, la fronde s'organise contre la hausse du prix des carburants. Un peu partout en France, les appels à bloquer les routes le 17 novembre prochain se multiplient sur les réseaux sociaux, alors qu'une pétition contre la hausse des prix du carburants recueille plus de 300.000 signatures.

Des centaines de milliers d’automobilistes se mobilisent via internet

La plupart des appels à manifester le 17 novembre circulent via Facebook. Le groupe qui appelle au blocage national du périphérique parisien réunit, par exemple, 38.000 personnes qui se disent prêtes à manifester. 200.000 se disent intéressées par l’événement. Des groupes d'appel au blocage voient aussi le jour un pau partout en région : en Pays de Savoie, à Caen, à Lille, en Charente-Maritime, en Dordogne, en Franche-Comté ou encore en Vendée, à Marseille et à Toulon.

"Une injustice pour les habitants des banlieues et des zones rurales"

La pétition lancée par Priscilla Ludosky, une automobiliste en colère, pour faire baisser les prix à la pompe a déjà recueilli plus de 321.000 signatures. Sur franceinfo lundi soir, elle expliquait que "cela représente un sacré budget pour les ménages. J'ai un véhicule diesel et je payais entre 40 et 45 euros mon plein, aujourd'hui, c'est 70€ en moyenne, en fonction des stations essence", a-t-elle raconté.

Elle dénonce une injustice pour les "habitants des banlieues et des zones rurales, les plus touchés par ce problème puisqu'ils n'ont pas d'autre choix que de prendre leur véhicule". "Moi, je trouve ça tout à fait bien qu'on cherche à inciter les personnes à vouloir consommer plus propre, il n'y a pas de soucis, mais qu'est-ce qui est fait pour ça, à côté ? "

La hausse des taxes et des cours du pétrole, une équation explosive 

D'un côté, le prix du pétrole a augmenté ces dernières semaines sur le marché mondial, avec un baril à 80 dollars ce mercredi, contre 57 il y a un an. De l'autre, le gouvernement a fait voter une forte hausse des taxes sur le carburant pour favoriser la transition énergétique.

Depuis janvier, les taxes sur le gazole ont ainsi augmenté de 7,6 centimes par litre au total. Pour l'essence, l'augmentation a été de 3,9 centimes par litre.  Cette politique devrait être renforcée en 2019, avec des hausses de 6 centimes pour le diesel et 3 centimes pour l'essence, puis à nouveau jusqu'en 2022, l'objectif étant de rendre l'essence moins onéreuse que le diesel, jugé plus polluant.

Le gouvernement tente de désamorcer 

Le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau a reconnu, ce vendredi, que "les territoires ruraux sont fondamentalement dépendants" de la voiture, tout en faisant valoir que le gouvernement n'a "pas le pouvoir de jouer sur les cours du pétrole". Il a également reconnu "un effort demandé" pour "décarboner notre économie", tout en mettant en avant les "mesures de compensation" comme le chèque-énergie et l'aide à l'achat d'un véhicule électrique ou hybride.

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