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Économie – Social

Prix des carburants : le gouvernement appelle les pétroliers "à la modération"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Le cours du pétrole brut a bondi de près de 15% lundi, après l'attaque de deux sites pétroliers en Arabie Saoudite. Alors qu'une éventuelle augmentation des prix à la pompe en France inquiète de nombreux spécialistes, le secrétaire d'État aux Transports appelle les pétroliers à la modération.

Le prix des carburants risque d'augmenter de quelques centimes par litre.
Le prix des carburants risque d'augmenter de quelques centimes par litre. © Maxppp - Lionel VADAM

Les prix du carburant vont-ils flamber dans les stations-essence du pays ? C'est ce que craignent de nombreux spécialistes, alors que les tensions s'accroissent au Moyen-Orient, après l'attaque de deux sites pétroliers en Arabie Saoudite. Le secrétaire d’Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a appelé, ce mardi matin sur franceinfo, les pétroliers "à la modération" sur les prix.

Le cours du pétrole brut a bondi de 15% en une journée

Lundi, le cours du pétrole brut a bondi de 15%. C'est la plus forte hausse depuis 30 ans, mais "le niveau reste sensiblement celui de mai dernier", a relativisé Jean-Baptiste Djebbari sur franceinfo. Ce mardi, le cours du pétrole est en très léger recul. "A la même époque l'année dernière, le prix était autour de 86 dollars", contre 66 dollars aujourd'hui, a précisé le secrétaire d'État. "Il faut certes regarder ce sujet de façon très vigilante, mais il ne faut pas non plus créer ce vent de panique. On est très vigilant sur la situation géopolitique et nous sommes vigilants dans l'information que nous avons à faire aux consommateurs, nous appelons les pétroliers à la modération sur l'augmentation des prix." Jean-Baptiste Djebbari a insisté sur le fait que "nous ne sommes pas dans une crise telle que nous l'avons connue en 2008, avec des prix qui touchaient ou avoisinaient les 150 dollars."

Pourquoi le pétrole flambe-t-il ? 

Les cours du pétrole brut se sont envolés lundi après la destruction d'infrastructures pétrolières saoudiennes dans des attaques de drones samedi. Ce mardi, les cours sont en très léger recul. Les États-Unis accusent l'Iran d'avoir mené ces attaques par drone, mais semblent ne pas vouloir intervenir militairement pour le moment, malgré les menaces de Donald Trump. La destruction des deux plateformes saoudiennes a entraîné une chute de la moitié de la production de pétrole du pays, à hauteur de 5,7 millions de barils par jour, soit environ 6% de l'approvisionnement mondial. Outre la réduction brutale de la production d'or noir, ces attaques ont donc ravivé la crainte d'une escalade militaire entre les Etats-Unis et l'Iran.

Le prix à la pompe va "tôt ou tard augmenter de quatre à cinq centimes" 

Le président de l'Union française des industries pétrolières (l'UFIP) Francis Duseux a pour sa part estimé sur franceinfo que le prix à la pompe en France va "tôt ou tard" augmenter de "quatre à cinq centimes, parce que les vendeurs n'ont pas beaucoup de marge en France", a-t-il expliqué. "Quand vous payez 1,50 euro sur un litre d'essence, vous avez à peu près 50 centimes de matières premières, de raffinage et de distribution", le reste étant constitué de taxes diverses, a-t-il rappelé. C'est donc cette fraction d'environ un tiers du prix à la pompe qui suit l'augmentation des cours, a-t-il expliqué à l'AFP. Mais dans un contexte très volatil, les cours peuvent modérer leur hausse très rapidement ou au contraire flamber en cas d'embrasement militaire.

Des gilets jaunes réclament un gel des prix du carburant

Le collectif des "Gilets jaunes citoyens" a réclamé mardi un "gel immédiat" des prix des carburants et lancé une pétition de soutien à son initiative visant à freiner les effets de la flambée des cours du pétrole. Rappelant que "le mouvement des Gilets Jaunes fait suite à la hausse des prix du carburant de 2018", le collectif affirme que le "mouvement des Gilets Jaunes n'est pas mort, la grogne existe toujours et très peu de réponses ont été apportées".

Pas de problème d'approvisionnement en France 

La ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne a pour sa part assuré, sur France 2, qu'il n'y avait "pas de problème d'approvisionnement". "On a des stocks de pétrole à très haut niveau", a-t-elle dit. 

Pour Francis Duseux, le président de l'UFIP, le pays est à l'abri d'une rupture d'approvisionnement : "On a en France trois mois de stocks de réserve, c'est la loi qui nous oblige à posséder dans des stockages trois mois de la consommation de l'année précédente". "Au cas où l'approvisionnement en brut deviendrait un peu plus tendu, je pense qu'il n'y aurait pas de problème pour continuer à approvisionner les Français dans les stations-service ou pour remplir leur cuve de fioul domestique", veut-il rassurer.

Le gouvernement tend la main aux routiers 

Les transporteurs routiers vont être reçus jeudi par Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’Etat aux Transports et Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique. Ils s'inquiètent de l'augmentation des taxes sur le gasoil de deux centimes par litre. "Les routiers ne subiront pas cette hausse, c'est le client qui la paiera", a expliqué Jean-Baptiste Djebbari sur franceinfo. "Ce sont les chargeurs qui paieront ces deux centimes. Cela me paraît une mesure qui conforte les routiers dans leur compétitivité." Lors de la réunion de jeudi, l'ensemble des mesures prévues parle gouvernement "sera posé sur la table."

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