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Économie – Social

Projet de loi santé : inquiétude dans le sud Manche

mercredi 13 février 2019 à 17:26 Par Jacqueline Fardel, France Bleu Cotentin

Le projet de loi santé présenté ce mercredi 13 février 2019 en Conseil des ministres. Il doit être adopté d'ici l'été pour réformer en priorité les études de santé et la carte hospitalière. La labellisation "hôpitaux de proximité" inquiète localement comme dans le sud Manche

A Saint-Hilaire-du-Harcouet, les urgences ont déjà été menacées de fermeture
A Saint-Hilaire-du-Harcouet, les urgences ont déjà été menacées de fermeture © Radio France - Gilles Halais

Granville, France

Dans ce projet de loi santé, la ministre Agnès Buzyn veut notamment faire la part belle aux hôpitaux de proximité en labellisant de 500 à 600 établissement d'ici 2022  : des  hôpitaux avec un certain nombre de services garantis comme la médecine générale, la gériatrie et la réadaptation, mais sans chirurgie ni maternité. Un texte qui inquiète certains élus locaux et habitants notamment dans les zones rurales comme dans le sud Manche. 

A Saint-Hilaire-du-Harcouet, où il y a déjà eu de nombreuses inquiétudes autour de la fermeture du service des urgences, le maire Gilbert Badiou veut rester vigilant. Ici la cour des comptes a encore préconisé courant février 2019 de fermer les services où l'activité est trop limitée. Mais Gilbert Badiou entend défendre son hôpital qui a déjà été largement réorganisé et affilié à un groupement hospitalier de territoires : "Sur le secteur, ça a déjà été fait, on a fermé la chirurgie et la maternité à une époque. Mais il n'est pas question de fermer le SMUR et les urgences les week-end et la nuit. 

C'est un nécessité : les gens ne choisissent quand même pas  de faire un infarctus sur les jours et les heures ouvrables !

Les hôpitaux de proximité ; une "coquille vide "!

Et cette utilisation du terme "hôpitaux de proximité" fait bondir la présidente du comité de défense de l'hôpital public de proximité à Granville, Marie-Thé Petitsigne, qui dénonce une coquille vide : "reprendre ce vocabulaire,  c'est vraiment le dévoyer,  

ça fait illusion dans l'oreille des gens qui doivent se dire c'est bien on va revenir à des petites structures, plus proches. Ce qui n'est pas le cas. 

Pour nous, un hôpital de proximité ça signifie qu'il y a tous les services, urgences bloc opératoire, maternité....Ce que prône la ministre c'est une coquille vide avec des soins de suite et de la gériatrie et ce n'est plus la même chose ...ça va être comme ce qu'on fait à Granville, on a déjà perdu la chirurgie ambulatoire, après ça va être la médecine 1...l'hôpital va en fait perdre tous ses services "chauds". "

Le projet de loi santé sera débattu au Parlement à partir du 19 mars. Les ordonnances établissant les critères de ces futurs « hôpitaux de proximité » ne seront publiées qu’à l’issue d’une phase de concertation de plusieurs mois.