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Économie – Social

PSA se retire de Peugeot Motocycles : à Mandeure, salariés et anciens encaissent sans surprise

Aux portes de l'usine Peugeot Motocycles à Mandeure, le retrait de PSA, annoncé la semaine dernière, faisant de l'indien Mahindra l'actionnaire unique, ne surprend personne. Les salariés prennent acte. Coté syndicats, CFTC et CFE CGC veulent croire aux bonnes intentions du groupe indien.

L'entrée de l'usine Peugeot Motocycle à Beaulieu
L'entrée de l'usine Peugeot Motocycle à Beaulieu © Radio France - Christophe Beck

Mandeure, France

Sur les parkings de l'usine historique de Peugeot Motocycles à Mandeure, ça fait belle lurette qu'on ne commente plus l'actualité du groupe. On prend acte et on encaisse. Alors la nouvelle de vendredi dernier, à savoir le retrait total de PSA du capital de Peugeot Motocycles, ne suscite pas plus de commentaires qu'à l'habitude. L'indien Mahindra sera bientôt propriétaire à 100% du plus ancien fabriquant de deux-roues au monde.  

"Ca ne me fait ni chaud, ni froid" lâche un intérimaire. "De toutes façons, à la fin de la semaine, mon contrat s'arrête". Autre son de cloche d'un opérateur en CDI : "C'est dommage que Peugeot laisse PMTC, car Beaulieu est quand même le berceau historique du deux-roues français. ".   

Sans Mahindra, on serait peut-être morts aujourd'hui

A quelques mètres de là, dans les cités de Beaulieu, cet ancien des cycles Peugeot marmonne : "Toutes les entreprises françaises se vendent aux chinois, aux pays arabes ou aux indiens. Ça ne me touche pas, même si j'ai travaillé ici pendant 44 ans. Ce qui me chagrine, c'est qu'on se sépare des intérimaires. Comme ce sera le cas à la fin de la semaine".   

"La fermeture que certains redoutent n'est pas pour aujourd'hui" affirme Guy Barbier de la CFE CGC - Radio France
"La fermeture que certains redoutent n'est pas pour aujourd'hui" affirme Guy Barbier de la CFE CGC © Radio France - Christophe Beck

Côté syndicats, on tempère. "Si il y a cinq ans, Mahindra n'avait pas pris 51 % des parts de l'entreprise, je pense qu'à l'heure actuelle on serait fermé", affirme Thierry Sartor, délégué CFTC. "Notre avenir est suspendu à un retour à l'équilibre de l'usine en 2020".   

Si Mahindra investit et recapitalise, c'est pas pour fermer

Pas de surprise non plus du côté de la CFE CGC, premier syndicat de l'usine. "Depuis que Mahindra est entré au capital de PMTC, Peugeot s'était totalement désinvestit de l'entreprise", explique Guy Barbier qui veut croire dans les bonnes intentions du nouvel actionnaire unique. "On peut supposer que le plan produit qui prévoit sept nouveaux modèles à l'horizon 2021 ira jusqu'au bout. Et il est assez intéressant. La fermeture que certains redoutent n'est pas pour aujourd'hui" ajoute Guy Barbier. "Pour moi, si Mahindra recapitalise et s'empare de 100 % du capital, c'est pas pour arrêter Peugeot Motocycles".

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