Économie – Social

VIDÉO - Un futur à 200 millions d'euros pour l'usine PSA de Sochaux

Par Rebecca Gil et Christophe Beck, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu vendredi 17 février 2017 à 17:20

De gauche à droite : Bertrand Blaise, directeur communication PSA, Yvan Lambert, directeur du site de Sochaux et Yann Vincent, directeur industriel de PSA
De gauche à droite : Bertrand Blaise, directeur communication PSA, Yvan Lambert, directeur du site de Sochaux et Yann Vincent, directeur industriel de PSA © Radio France - Christophe Beck

Le groupe PSA annonce ce vendredi un investissement de 200 millions d’euros sur cinq ans pour faire du berceau de la marque Peugeot, une usine compacte et performante, dotée d'une seule ligne de production, capable de produire 400.000 véhicules par an. C'est tout un territoire qui se réjouit.

Transformer un site industriel plus que centenaire en une usine moderne et compacte, l’opération est unique… au moins dans les annales de PSA. Le groupe y consacre 200 millions d’euros sur 5 ans pour faire de Sochaux l’un des sites les plus performant du groupe. Son étalement freinait considérablement sa performance.

Faire de l'usine de Sochaux l'un des sites européens les plus performants

Sochaux 2022, c’est d’abord un compactage de l’actuelle usine historique. On divise par quatre les surfaces couvertes. On fait disparaître les 24 kilomètres de convoyeurs qui permettaient d’alimenter les différents ateliers, éparpillés sur les 200 hectares du site. On réduit les ruptures de charge. Et on équipe la ligne de montage des dispositifs derniers cris comme le "skilett", où les postes de travail sont installés sur des plateformes.

Sochaux 2022, c’est une nouvelle presse (à 33 millions d’euros), l'une des plus imposantes d'Europe, trois fois plus performante que l’actuelle. C’est un nouveau ferrage et un nouveau montage qui permettront de produire simultanément six silhouettes, sur une seule ligne de production. C’est l’une des révolutions du projet. Sochaux était la dernière usine française du groupe PSA à deux lignes. Mais ces nouvelles installations permettront de dépasser la production actuelle des deux lignes. Objectif 400.000 véhicules par an. "L’ambition est de faire du berceau historique de Peugeot un des sites les plus performants du groupe en Europe", déclare Maxime Picat, le directeur Europe du groupe PSA.

Satisfaction des syndicats

Les syndicats ne s’y trompent pas, en se félicitant presque à l’unanimité de ces investissements qui "assurent l’avenir de l’usine de Sochaux pour les prochaines décennies", affirme Force Ouvrière, qui y voit "une véritable révolution pour les cinq prochaines années". "Une bonne nouvelle pour l'emploi et pour la région" , clame pour sa part la CFDT, tandis que la CFTC "demande un plan de formation ambitieux pour accompagner la transformation des métiers". Pour le CFE CGC, "un investissement de cette dimension à une époque ou chaque euro est compté marque une volonté d'écrire la pérennité du site". Enfin, la CGT ne "cache pas son inquiétude sur les répercussions concernant entre autre l'emploi dans toute la région".

Un chantier qui durera 5 ans

La nouvelle usine du futur à Sochaux verra pas le jour à petits pas d’ici 2022 : le chantier démarrera dans les prochaines semaines. Le défi sera de construire la nouvelle usine tout en faisant fonctionner l’ancienne.

L'usine centenaire s'offre un futur

PSA compte abandonner les 50 hectares du site qui se situent au sud de l’Allan. Un cabinet d’urbanisme a été mandaté par le groupe pour réfléchir au devenir de cette endroit. Pour le député socialiste Frédéric Barbier, "cette cession dépasse le cadre de l'agglomération de Montbéliard et interpelle le pole métropolitain Nord Franche Comté et la grande région Bourgogne Franche Comté". Une position partagée par Denis Sommer, vice-président socialiste en charge de l'économie à Pays de Montbéliard Agglomération qui appelle "à une solution de co production avec PSA, mais aussi avec le pole métropolitain Belfort Montbéliard".