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Psychiatrie : rassemblement de personnels mardi à Paris pour "des soins plus humains"

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Par , France Bleu

Médecins, infirmiers et autres personnels des établissements psychiatriques sont appelés à cesser le travail et à manifester mardi à Paris par plusieurs organisations pour réclamer davantage d'effectifs pour "des soins plus humains".

Une manifestation en septembre 2018
Une manifestation en septembre 2018 © AFP - Philippe LOPEZ

"Accueillir et soigner les patients dignement". Grève à Rennes, campement à Amiens, grève de la faim à Rouen, occupation du toit des urgences psychiatriques au Havre, manifestation dans la capitale... les mobilisations du secteur se sont multipliées ces derniers mois.

Une marche en direction de l'Assemblée nationale

"Renforcé" par "cette convergence des luttes", le collectif "Pinel en Lutte" - à l'origine d'une grève à l'hôpital Philippe-Pinel d'Amiens - rejoints notamment par "la Psychiatrie parisienne unifiée", des syndicats de psychiatres (SPH, USP), Sud Santé et la CGT, appelle à un rassemblement place de la République à 11h avant une marche en direction de l'Assemblée nationale.

Objectif, "alerter la population de la situation dramatique de la psychiatriepublique". Une discipline que la ministre de la Santé Agnès Buzyn a elle même qualifiée de "parent pauvre de la médecine" et qui souffre d'un manque d'attractivité et d'effectifs.

Manque de moyens

Les manifestants dénoncent le ratio trop faible de personnels ("deux infirmiers pour trente patients"), une "dynamique industrielle" qui pousse à faire sortir les patients le plus rapidement possible pour libérer des lits au risque de les voir revenir "parce que le travail de fond n'a pas été fait". Mais aussi le recours "plus facile au médicament" qu'à la médiation thérapeutique avec par exemple la création d'un potager, qu'on lui a refusé parce qu'"il n'y avait pas de budget". 

Manque de formation et turn-over important des équipes font également partie des griefs, comme les délais d'attente importants pour des consultations ou le manque de places d'hébergement dans les centres médico-sociaux, qui contribuent à l'engorgement des services.

Autre problème, le financement des établissements psychiatriques, inégal selon les régions. En outre, les budgets dédiés ne sont pas toujours intégralement alloués aux services psychiatriques des hôpitaux généraux et universitaires, alertent 120 psychiatres dans un courrier à Agnès Buzyn. 

La feuille de route sur la santé mentale présentée par la ministre en juin a déçu les professionnels. Comme la rallonge de 50 millions d'euros annoncée en décembre, "une paille", selon l'USP. Loin des besoins d'une discipline "en état d'urgence républicaine", pour le SPH.

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