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Économie – Social

Puy-de-Dôme : des barrages filtrants à la sucrerie de Bourdon pour obtenir un plan social plus favorable

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Direction et syndicats de la sucrerie de Bourdon reprennent les discussions ce mercredi. Il sera une nouvelle fois question du plan social de l'entreprise puydômoise et de l'avenir de ses 96 salariés. En signe de mobilisation, ces derniers ont installé des barrages filtrants sur le site.

Une palette fait office de barrière devant la sucrerie de Bourdon
Une palette fait office de barrière devant la sucrerie de Bourdon © Radio France - Dominique Manent

Aulnat, Puy-de-Dôme, Auvergne-Rhône-Alpes, France

Les salariés de la sucrerie de Bourdon ne sont pas en grève. Ils préfèrent maintenir la pression sur le groupe Cristal Union en organisant des barrages filtrants à l'entrée du site. Depuis lundi, le trafic des camions se fait donc au ralenti. La dernière réunion sur le PSE -le Plan de Sauvegarde de l'Emploi- s'est soldée par un échec. Celle de ce mercredi est donc importante. Il faut renouer le dialogue et obtenir des conditions de départ plus favorables. La plus vieille sucrerie de France est condamnée, elle doit fermer ses portes. Les lettres de licenciement seront envoyées au mois de février. 

Des palettes et du café

Devant l'entrée de la sucrerie, une palette fait office de barrière. Au volant de son camion, Valentin patiente. Le jeune chauffeur comprend l'inquiétude des salariés de la sucrerie : "Il faut être solidaire avec eux, 20 minutes d'attente par voyage, ça pourrait être pire".

Ce matin-là, ils sont une vingtaine à partager un café et leurs angoisses, des jeunes et des moins jeunes comme Sylviane. Elle a 60 ans, elle est agent administratif à la sucrerie où elle a passé plus de 30 ans. : "On a besoin de se parler, de s'entraider."

Des salariés de la sucrerie de Bourdon devant le site - Radio France
Des salariés de la sucrerie de Bourdon devant le site © Radio France - Dominique Manent

Des revendications précises

Les salariés refusent les conditions de départ proposées par Cristal Union. Pour eux, elles sont loin d'être à la hauteur. Brice Laurier est secrétaire du CSE  : "La direction ne nous donne que neuf mois de reclassement, c'est insuffisant. Le budget de formation, on en est à 7000 euros. Moi par exemple, j'ai fait un devis, j'ai besoin de 12 000 euros. Pour l'instant, il n'y a pas d'indemnités extra-légales mais il y a une indemnité transactionnelle de 10 000 euros. Si on va aux Prud'hommes on va gagner beaucoup plus ! C'est donc ridicule de ne nous proposer que ça". 

Tous ces arguments devraient être développés ce mercredi. Partir oui, mais pas dans n'importe quelles conditions.

Les banderoles installées par le personnel à l'entrée de la sucrerie de Bourdon - Radio France
Les banderoles installées par le personnel à l'entrée de la sucrerie de Bourdon © Radio France - Dominique Manent
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