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Puy-de-Dôme : Luxfer attaqué aux Prud'hommes ce mercredi par les anciens salariés de Gerzat

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Les salariés de Luxfer ont rendez-vous devant les Prud'hommes ce mercredi. Un nouvel épisode dans ce dossier fleuve et peut-être un espoir pour les anciens personnels. L'usine de Gerzat, dans le Puy-de-Dôme, qui comptait 136 salariés, est fermée depuis le printemps 2019.

Les portes fermées de l'usine Luxfer à Gerzat (Puy-de-Dôme)
Les portes fermées de l'usine Luxfer à Gerzat (Puy-de-Dôme) © Radio France - Dominique Manent

Le dossier Luxfer devant le Conseil des Prud'hommes, ce mercredi, à Clermont-Ferrand. 97 premiers dossiers vont être examinés. D'autres suivront. Les anciens salariés attaquent Luxfer pour licenciements sans cause réelle et sérieuse. Le site de Gerzat, qui fabriquait notamment des bouteilles d'oxygène médical, a été fermé au printemps 2019, malgré la mobilisation des personnels. Ces derniers contestent leurs licenciements et comptent toujours sur un repreneur pour relancer la production, en pleine crise sanitaire.

Licenciements sans cause réelle et sérieuse

Les salariés de Luxfer n'ont pas dit leur dernier mot. Malgré les difficultés, ils restent combatifs. Dans un premier temps,  97 d'entre eux  vont contester leurs licenciements devant les Prud'hommes. En août 2019, l'inspection du travail avait estimé que le motif économique invoqué par Luxfer pour fermer l'usine n'était pas établi.

Axel Peronczyk, élu CGT, y croit. "On a tout de notre côté, on avait une entreprise qui était profitable, qui l'était de plus en plus. Le plan de licenciement s'est passé n'importe comment, le groupe Luxfer n'a rien respecté. On voit aujourd'hui qu'ils peuvent se permettre d'augmenter leurs prix, de prendre à la gorge toute l'Europe. Je ne vois pas comment on ne gagnerait pas. Après, on ne sait jamais ..."

Sur les 136 salariés que comptait l'usine gerzatoise, la majorité est aujourd'hui au chômage ou dans des emplois précaires. Axel Peronczyk se désole. "La plupart a vu baisser de 30 % ses indemnités chômage. Moi, ce que je trouve le plus terrible, c'est, par exemple, mes collègues forgerons. On avait les quatre meilleurs fileurs du monde. C'était les seuls à être capables de filer les produits les plus complexes. Et ils sont partis faire les maïs !". 

Puy-de-Dôme : 136 emplois menacés chez Luxfer à Gerzat
Puy-de-Dôme : 136 emplois menacés chez Luxfer à Gerzat © Radio France - Claudie Hamon

Luxfer refuse de vendre son usine alors qu'un repreneur est prêt

Dans le même temps, l'Etat (qui a refusé de nationaliser l'entreprise) est en négociation avec Luxfer qui refuse de vendre son site de Gerzat, alors même qu'il y a un repreneur. Les trois parties sont autour de la table mais les discussions sont difficiles. Ce repreneur a la confiance des anciens salariés. Selon les syndicats, il est sérieux, il a un projet viable et financé, et il est soutenu par les collectivités territoriales. Son projet est de relocaliser les bouteilles d'oxygène, mais aussi diversifier les activités.

"Je rappelle qu'on est la dernière entreprise de l'Union Européenne à fournir des bouteilles d'oxygénothérapie qui servent notamment pour les malades du Covid, mais on est aussi le dernier équipementier d'Europe à fournir des appareils respiratoires pour les pompiers préciseAxel Peronzcyk. Aujourd'hui, la France est contrainte de s'approvisionner sur le site Luxfer de Nottingham au Royaume-Uni.  Il existe un deuxième approvisionneur concurrent, une usine d'armement en Turquie. "On peut voir les problématiques que ça peut poser, aux vues de l'actualité internationale" souligne le représentant de la CGT.

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