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Coronavirus : reconfinement en France à partir de vendredi, jusqu'au 1er décembre

Quand la Covid-19 incite les salariés à se reconvertir

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Par , France Bleu Loire Océan

C'est un effet de l'épidémie de Covid-19 et du confinement : des salariés qui décident de suivre une formation pour changer de métier. C'est une tendance qui n'est pas nouvelle mais la crise sanitaire en a aidé beaucoup à franchir le pas.

Parmi les formations très demandées, celle de plombier-chauffagiste
Parmi les formations très demandées, celle de plombier-chauffagiste © Radio France - Marion Fersing

Le confinement et l'épidémie de Covid-19 ont fait réfléchir bon nombre de salariés. À tel point que certains ont décidé de suivre une formation et changer de métier pour entamer une nouvelle vie professionnelle avec plus de sens et moins de pression. C'est une tendance qui date déjà de quelques années, mais la crise sanitaire a poussé ceux qui hésitaient à franchir le pas, c'est ce que constatent l'Afpa et le Cnam de Nantes. Les deux organismes spécialisés dans les formations pour adultes voient aussi arriver des gens qui anticipent un licenciement

Avec le confinement, les gens ont pris le temps de réfléchir 

"On voit vraiment qu'avec le confinement, les gens ont pris le temps de réfléchir et on voit un vrai mouvement qui est enclenché sur un retour vers des métiers manuels qui font sens pour les gens", explique Laurence Bichon, responsable "accompagnement des parcours", à l'Afpa (l'agence nationale pour la formation professionnelle pour les adultes). Elle a beaucoup de demandes pour des formations d'électriciens, de menuisiers, de réparateurs de vélos, de plombier-chauffagiste... Des métiers manuels pour lesquels il y a aussi de nombreux débouchés. Au Cnam, il y a aussi beaucoup de demandes pour des métiers en lien avec le bien-être et la nature.

Dans la grande distrib', il faut gueuler sur les gens. Et un jour, j'ai dit stop

Plombier-chauffagiste, ce sera bientôt le nouveau métier de Stéphane qui est en cours de formation à l'Afpa à Saint-Herblain. Lui a entamé son parcours avant l'épidémie de Covid-19, mais ses motivations sont les mêmes que ceux qui ont lancé leur projet de reconversion depuis le confinement. "J'étais manager dans la grande distribution et j'avais une quarantaine de personnes sous mes ordres. Dans la grande distrib', il faut gueuler sur les gens. Et un jour, j'ai dit stop"

Des femmes qui font des formations dans la métallurgie pour ne plus être vendeuses ou serveuses et travailler le week end

Il y a aussi tous ceux qui se sont rendu compte à quel point la vie de famille est précieuse avec le confinement : "tout à fait. On a des gens qui veulent se recentrer sur leur cellule familiale. Ils ne veulent plus travailler le week end, en 2x8...", explique Laurence Bichon. "On a par exemple des femmes qui étaient vendeuses ou serveuses et qui font des formations dans la métallurgie pour voir davantage leur famille". Du côté du Cnam, beaucoup de salariés en reconversion souhaitent devenir auto-entrepreneur, "pour être plus libre et mieux concilier travail et vie de famille".

On avait des revenus, une belle situation, mais on n'avait pas la liberté

L'Afpa reçoit aussi des demandes de Parisiens qui veulent quitter la capitale. C'est le choix qu'ont fait Sid et son épouse, eux aussi avant le confinement, mais eux aussi avec les mêmes motivations que les Parisiens qui ont entamé des démarches ces derniers mois. "On en a eu raz-le-bol de la vie parisienne, du stress, de la pression... On avait plus l'impression de survivre. Donc l'idée c'était de partir et d'aller dans une région où on peut vivre différemment". Il occupait un poste de direction dans un grand groupe et voyageait beaucoup. Désormais, il se forme pour rénover des logements, ce qu'il faisait déjà auparavant dans le cadre de sa vie privée. "On avait des revenus, une belle situation, mais on n'avait pas la liberté".

Des salariés en reconversion et en quête de sens

Je vais être licencié mais je profite du chèque qu'on me donne pour partir pour me lancer dans un projet de formation

Et puis, avec la crise économique qui découle de la crise sanitaire, il y a aussi les salariés qui préfèrent anticiper un éventuel licenciement. "On a des personnes qui savent que leur entreprise est en difficulté, des plans sociaux sont annoncés ou en passe de l'être", explique Laurence Bichon. "On a donc des gens qui viennent nous voir en se disant 'je vais être licencié mais je profite du chèque qu'on me donne pour partir pour me lancer dans un projet de formation. En général, ces personnes là avaient déjà un projet en tête. On ne se lance pas dans une reconversion du jour au lendemain".  

Autour de 10.000 euros pour une formation à l'Afpa

Il faut en effet bien déterminer son projet, son besoin de formation et son financement. Il faut compter autour de 10.000 euros pour une formation à l'Afpa. Il y a différents types d'aides et de financement possibles. Pour aider les salariés et les demandeurs d'emploi dans leurs démarches, l'Afpa propose des rendez-vous le lundi après-midi et le jeudi matin à Saint-Herblain.

Des salariés qui anticipent un licenciement

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