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Quartorzaine au Royaume-Uni : "Les touristes britanniques actuellement en Charentes vont rentrer chez eux"

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Par , France Bleu La Rochelle

Le rétablissement d'une quatorzaine en Grande-Bretagne pour les voyageurs en provenance de France à partir de samedi devrait entraîner une vague d'annulations dans nos deux départements. Les Britanniques représentent la troisième clientèle étrangère, soit 12% des touristes.

Les touristes britanniques vont écourter leurs séjours, ou carrément annuler leur venue
Les touristes britanniques vont écourter leurs séjours, ou carrément annuler leur venue © Radio France - Catherine Berchadsky

L'annonce jeudi soir d'un retour d'une quarantaine en Grande-Bretagne pour les voyageurs en provenance de France ne pouvait pas plus mal tomber, en plein mois d'août, au moment où les hôtels sont plein sur le littoral Charentais Maritime. C'est une "mauvaise nouvelle" reconnait Stéphane Villain, le président de Charentes Tourisme. "Au mois de juillet et en ce début août, les Britanniques sont venus, ils étaient là, mais maintenant ils vont rentrer chez eux ! "

200 000 britanniques viennent tous les étés en Charente-Maritime ou en Charente, ce qui représente 12% de la clientèle des deux départements. "C'est beaucoup" insiste Stéphane Villain, c'est la troisième clientèle touristique après les Belges et les Hollandais "ce sont des gens qui consomment, ils fréquentent les hôtels deux étoiles ou les camping majoritairement". Mais leur retour précipité, ou les annulations britanniques seront peut-être une "aubaine pour une clientèle française qui n'aurait pas trouvé d'hébergement en Charente-Maritime" se force à espérer le président de Charentes Tourisme qui fait en sorte de se montrer toujours positif.  

Il n'y a pas une once d'optimisme en revanche, chez Thomas Juin, le directeur de l'aéroport de La Rochelle qui qualifie la décision britannique de "désastreuse". Il faut dire que l'aéroport a redémarré "à petite vitesse" après l'arrêt total des lignes pendant le confinement. Sur la ligne avec Dublin, où la quatorzaine n'a jamais été levée, le taux de remplissage des avions est "exceptionnellement bas, à moins de 30%" selon Thomas Juin, et "pour l'Angleterre l'effet sera probablement le même". Avec des conséquences terribles pour l'aéroport de La Rochelle où quatre des dix lignes régulières sont à destination de l'Irlande et du Royaume-Uni. La fréquentation était en baisse de 60% avant la décision britannique, maintenant "on ne sait plus quoi penser" dit avec résignation Thomas Juin. 

Il est urgent que les Etats puissent se concerter sur des mesures plus cadrées, autrement on va tuer le trafic aérien - Thomas Juin, directeur de l'Aéroport La Rochelle-Ile-de-Ré

Le plus révoltant est que le retour de cette quatorzaine est injustifiée pour le président de Charentes Tourisme comme pour le directeur de l'Aéroport de La Rochelle-Ile de Ré. "On parle de deuxième vague du Covid, mais on est vigilant en France, toutes les mesures sont prises par le gouvernement et localement. A La Rochelle ou dans les villes de bord de mer, tout le monde porte le masque ! " rappelle Stéphane Villain. Le directeur de l'aéroport de La Rochelle préférerait que le Royaume-Uni prenne "des mesures sanitaires plus claires et même plus strictes" comme obliger à passer des tests avant le départ, qui permettrait "de lever l'incertitude du voyage. Actuellement les passagers se demandent est-ce qu'on va pouvoir revenir dans les bonnes conditions ?" dit Thomas Juin. 

Avant la décision britanique, le trafic était en baisse de 60% à l'aéroport La Rochelle-Île-de-Ré
Avant la décision britanique, le trafic était en baisse de 60% à l'aéroport La Rochelle-Île-de-Ré © Radio France - Catherine Berchadsky

Pour les professionnels du tourisme de Charentes, cette quatorzaine britannique est plus une décision politique que sanitaire. "Il est urgent que les Etats puissent se concerter pour des mesures qui soient plus cadrées" plaide Thomas Juin, également président de l'Union des Aéroports Français. Il concède que c'est plus facile à dire qu'à faire mais "on doit passer par là, autrement on va tuer le trafic aérien". 

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