Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Le combat des salariés de GM&S Industry pour sauver leurs emplois en Creuse

Quatre anciens GM&S envisagent de réintégrer l'usine de La Souterraine

-
Par , , France Bleu Creuse

Quatre ex-GM&S pourraient revenir travailler au sein du sous-traitant automobile, devenu LSI. Après leur récente victoire en justice, ils l'envisagent sérieusement d'en faire la demande.

Entre 2016 et 2017, les salariés de GM&S s'étaient mobilisés pour ne pas "disparaître en silence"
Entre 2016 et 2017, les salariés de GM&S s'étaient mobilisés pour ne pas "disparaître en silence" © Radio France - Olivier Estran

Pour Vincent Labrousse, c'est une suite logique du combat. L'ancien délégué syndical CGT de La Souterraine et trois de ses anciens collègues ont obtenu gain de cause, le 25 mars dernier : le tribunal administratif de Limoges a annulé l'autorisation délivrée pour les licencier, dans le cadre du plan social de 2017. Cette autorisation était indispensable car trois étaient représentants syndicaux et le quatrième, maire d'une commune. 

Un possible retour au sein de l'usine

Cette décision judiciaire ouvre la voie à des indemnités et à une réintégration au sein de LSI, la nouvelle structure qui a remplacé GM&S, si les quatre anciens salariés en font la demande. 

Les quatre hommes prévoient de se réunir cette semaine, pour en discuter. Certains semblent déjà décidés à demander leur retour dans l'usine de La Souterraine. "Même si j'ai retrouvé un emploi pérenne, il a fallu du temps, de l'investissement, des formations pour y arriver, précise Vincent Labrousse. C'était un parcours du combattant. On ne tire pas un trait comme ça sur ce passé et il y a eu des préjudices."

Vincent Labrousse, ancien délégué syndical CGT de GM&S

Ce refus de "mettre les choses sous le tapis", dit Vincent Labrousse, ça signifie donc de revenir, peut-être, travailler au sein du sous-traitant. Jean-Marc Ducourtioux, ancien représentant CGT, est prêt lui aussi à "se remettre en selle". Depuis trois ans, comme ses collègues, il a été de tous les combats : syndicaux, judiciaires, politiques. 

GM&S, c'est "31 ans de ma vie"

Passer de nouveau les grilles blanches de l'usine, "émotionnellement, ça va sans doute faire bizarre", reconnait-il. Pourtant, il a pris la décision dès qu'il a reçu le courrier du tribunal, "j'ai laissé 31 ans de ma vie, là-bas, donc j'ai envie de retrouver ça." D'autant que les propositions d'emplois ne se bousculent pas, après trois ans de chômage, Jean-Marc Ducourtioux a décroché un CDD de six mois.

Surtout, les quatre anciens disposent d'une expérience qui pourrait être utile à LSI. "Quelques marchés pointent le bout de leur nez" assure Vincent Labrousse, et les compétences que possèdent les anciens pourraient être clefs pour la bonne marche de l'usine.  Les ex-salariés ont deux mois pour faire leur demande. Parallèlement LSI a aussi deux mois pour faire appel de la décision du tribunal administratif de Limoges.

Quatre anciens GM&S envisagent de revenir

Choix de la station

À venir dansDanssecondess