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Économie – Social

Quatre ans de lutte, pour les anciens salariés du papetier Arjowiggins, dans l'Audomarois

jeudi 12 avril 2018 à 5:36 Par Matthieu Darriet, France Bleu Nord et France Bleu

Ils sont mobilisés devant leur usine depuis quatre ans. A Wizernes, les anciens salariés du papetier Arjowiggins campent toujours devant leur outil de production. Ils sont 320 à avoir perdu leur travail et 90, seulement, ont retrouvé un emploi.

Depuis l'annonce du plan social, il y a 4 ans, les ouvriers se relaient devant l'usine d'Arjowiggins, à Wizernes, pour empêcher son démontage.
Depuis l'annonce du plan social, il y a 4 ans, les ouvriers se relaient devant l'usine d'Arjowiggins, à Wizernes, pour empêcher son démontage. © Radio France - Matthieu Darriet

Wizernes, France

L’annonce du plan social et de la fermeture de la papeterie, c’était il y a 4 ans. Depuis, emmenés par la CGT, les ouvriers de relaient tous les jours. 48 mois que ce siège dure, autour d’un stock de pneus, d'une tonnelle et d’un bungalow aménagé en base de vie, raconte Olivier.

On ne fait plus de nuit, parce qu'on est très peu. On fait une faction du matin et une faction de l'après-midi. Il y a toujours quelque chose à faire : le nettoyage du bungalow, des tracts à rédiger, et des réunions un peu partout. On est tous à peu près du même âge et on est très solidaires ; dès qu'il y a quelqu'un qui a un problème, même chez lui, on va l'aider. C'est les copains d'abord. Il n'y a rien qui nous fait peur. Si les gendarmes viennent, on est prêts à leur rentrer dedans, pour que personne ne vienne démanteler l'usine.

Les salariés occupent leur usine, pour garder les machines et intéresser un repreneur.  - Radio France
Les salariés occupent leur usine, pour garder les machines et intéresser un repreneur. © Radio France - Matthieu Darriet

Car s’ils font tout ça, c’est bien pour empêcher le démontage des machines, pour ne pas vivre ce qui s’est passé chez Stora Enzo, à Corbehem, où le redémarrage est devenu impossible. Ici, les ouvriers gardent l’espoir d’intéresser un repreneur, raconte Franck Saillot de la CGT :

Des camarades ont du retrouver un travail, c'est logique. On en peut pas rester non plus au bout de quatre ans, à leur faire croire qu'on sera repris. On ne sait pas où on va exactement, même si on a grand espoir. Mais c'est en croyant toujours qu'on va jusqu'au bout.

Il y actuellement un projet de reprise pour près de 80 postes dans une activité d‘emballage alimentaire, puisque le plastique n’a plus la cote. Mais si Arjowiggins ne s’oppose plus formellement au projet, il exige beaucoup d’argent pour céder son usine.  

L'espoir de trouver un repreneur pourrait se concrétiser avec un projet, actuellement à l'étude, pour recréer 80 postes. - Radio France
L'espoir de trouver un repreneur pourrait se concrétiser avec un projet, actuellement à l'étude, pour recréer 80 postes. © Radio France - Matthieu Darriet