Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Quatre mois après les inondations, les sinistrés sarthois se débattent toujours avec leur assurance

lundi 8 octobre 2018 à 4:02 Par Morgane Heuclin-Reffait, France Bleu Maine

Depuis quatre mois, les sarthois victimes des inondations font les démarches auprès de leurs assureurs pour se faire indemniser. A Souligné-sous-Ballon, où près de 200 foyers ont été touchés, un expert est venu en mairie le week-end dernier pour conseiller gratuitement les sinistrés.

Un expert est venu aider les sinistrés à éplucher leurs contrats d'assurance suite aux inondations de juin
Un expert est venu aider les sinistrés à éplucher leurs contrats d'assurance suite aux inondations de juin © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Souligné-sous-Ballon, France

Conditions générales, clauses particulières, renfort de garantie... Pas facile de décrypter le langage des assurances pour savoir à quelles indemnités on a droit quand on est victime d'une inondation. A Souligné-sous-Ballon, un expert indépendant est donc venu à la rencontre des sinistrés pour les aider à y voir plus clair. Une initiative attendue : tous les créneaux de rendez-vous ont été pris.

Au cas par cas

"On avait des habitants qui venaient en mairie pour nous poser des questions auxquelles nous n'avions pas de réponses", explique le maire David Chollet. Il a donc organisé une journée complète d'entretiens avec un expert assuré, Olivier Leblanc, pour apporter des précisions aux sinistrés. "Ils ont des interrogations très précises sur les indemnités auxquelles ils peuvent prétendre, précise ce dernier, mais aussi des demandes pour comprendre la façon dont les experts font le calcul des montants"

Lionel par exemple s'interroge : "l'expert de l'assurance est passé à plusieurs reprises et estime qu'on en a pour 145.000 euros de travaux chez nous. On lui a présenté des devis d'artisans plus élevés mais il juge que c'est trop... On a peur d'être un peu floués". "C'est complexe même pour nous, explique Olivier Leblanc, car chaque contrat est différent. Chacun a des garanties spécifiques, il n'y a pas de généralités donc il faut qu'on regarde tout en détail"

Des mauvaises surprises

Certains ont aussi du mal à savoir ce qui est couvert ou non par leur contrat d'assurance. Michel et sa femme Viviane ont eu une mauvaise surprise lors de leur rendez-vous avec l'expert en mairie. Ils louaient deux maisons qui ont été inondées. Les locataires ont donc dû quitter les lieux. "Notre assurance nous avait dit qu'elle prendrait en charge les pertes de loyer", avance Viviane. "Votre contrat ne prévoit pas cette garantie, répond Olivier Leblanc, donc on ne peut malheureusement rien faire".

Depuis la parution de l'arrêté de catastrophe naturelle mi-août, la plupart des sinistrés ont reçu les rapports d'expertise. Il faut désormais accepter ou non les propositions d'indemnisation, précise Olivier Leblanc :

Si des sinistrés estiment qu'elles sont insuffisantes, ils peuvent nommer un contre-expert. S'il y a ensuite un nouveau refus de chaque côté, ça peut aller jusqu'à la procédure judiciaire, avec des délais plus longs.

Impatience face aux délais

Le délai d'indemnisation, c'est d'ailleurs la préoccupation principale. "En réalité ça avance plutôt bien", relativise Olivier Leblanc. Ça dépend de chaque contrat, mais selon la loi, les assurances ont trois mois maximum à partir de l'arrêté de catastrophe naturelle pour effectuer les versements. "Ça peut être rallongé si de nouveaux dégâts apparaissent plus tardivement et qu'il faut recontacter l'assureur pour les signaler, précise l'expert._S'il faut poser des témoins par exemple car les murs ont bougé à cause de l'eau, on ne peut faire les mesures qu'au bout d'un an_".

"C'est compliqué d'être toujours dans l'attente, soupire Michel, il faut qu'on sache à un moment ce qu'on va vraiment toucher.On n'est plus dans l'eau, mais on patauge encore un peu !".