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Que peuvent attendre les sous-traitants limousins du plan de relance du secteur automobile ?

Emmanuel Macron annoncera ce mardi un plan de relance du secteur automobile, qui s'est littéralement effondré avec la crise du coronavirus et le confinement. Les constructeurs en attendent beaucoup. Les sous-traitants limousins qui travaillent pour eux aussi.

Vente de véhicule neuf (image d'illustration)
Vente de véhicule neuf (image d'illustration) © Maxppp - Jean-François Frey

Emmanuel Macron annoncera ce mardi un plan de relance du secteur automobile, qui s'est littéralement effondré avec la crise du coronavirus et le confinement. Le chef de l'Etat devrait notamment présenter des aides massives à l'achat, notamment pour les véhicules hybrides et électriques

Plus on vendra de voitures, mieux on se portera

Les constructeurs de voitures attendent beaucoup de ce plan. Les sous-traitants limousins, qui travaillent pour eux, aussi. Car "plus on vendra de voitures, mieux on se portera" résume sans détour Alain Martineau, le PDG du groupe GMD, qui a repris GM&S à la Souterraine (devenu LSI, La Souterraine Industrie) il y a trois ans, et propriétaire d'Eurocast à Brive, 102 emplois (et des intérimaires en temps normal). Il est favorable à une relance du secteur par la consommation. A vrai dire, il ne voit pas beaucoup d'autres solutions. "Il faut que l'Etat trouve le moyen d'aider les gens à acheter leurs véhicules, sous forme peut-être de primes, éventuellement de primes à la casse en mettant à la casse les très vieux véhicules" explique Alain Martineau; "c'est ce que l'on attend en premier" dit-il.  

Prime, oui. Mais pour qui et pour quoi ?

Des primes ou des aides à l'achat, d'accord. Mais pour qui et pour quoi ? s'interroge Ana Marquès, Déléguée CFDT chez Eurocast. "Des aides aux personnes, oui, mais qu'est-ce que l'on vise ? Tout ce qui est hybride ou électrique. Tout le monde ne peut pas s'acheter une voiture électrique", explique-t-elle. Quant à l'activité sur le site de Brive, "on est basé beaucoup sur le thermique, pour le moment", dit-elle, "même si on se diversifie avec de l'électrique. Après, je ne sais pas ce que l'Etat va proposer, et va surtout proposer aux constructeurs, car nous sommes dépendants des constructeurs".

Les constructeurs ? Il faut leur demander des comptes, estime Bruno Grimaux, Délégué FO chez F2J Stamping à Bessines-sur-Gartempe, l'ancienne usine Steva reprise il y a un an. Il craint en effet que ces primes et aides "fassent certes du bien aux grands constructeurs, Peugeot ou Renault, mais très peu aux sous-traitants de l'industrie française". Pourquoi ? Bruno Grimaux dénonce la délocalisation, croissante ces dernières années, vers l'étranger, d'une partie de la production des grands constructeurs français. "Il faut surtout relocaliser", conclut Bruno Grimaux. 

Au final, les sous-traitants automobiles limousins attendent les mesures du chef de l'Etat avec impatience, tout en se demandant dans quelle mesure ils vont vraiment en bénéficier. 

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