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Économie – Social

Y aura t-il encore des agriculteurs sur le Grand Chambéry à l'horizon 2030 ?

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Par , France Bleu Pays de Savoie

Jusqu'au 08 août, les habitants de Grand Chambéry (38 communes) sont appelés à donner leur avis sur les projets d'urbanisme pour les dix prochaines années, dans le cadre d'une enquête publique. L'avenir des exploitations agricoles fait partie des enjeux forts de ce PLUiHD

L''exploitation agricole de Franck Vuillermet à Bissy, derrrière les bâtiments du Phare, Chambéry, Savoie
L''exploitation agricole de Franck Vuillermet à Bissy, derrrière les bâtiments du Phare, Chambéry, Savoie © Radio France - Nathalie Grynszpan

Chambéry, France

Sur quel territoire voulons-nous vivre dans les prochaines décennies ? Les 38 communes de Grand Chambéry sont en train de dessiner cet avenir via le Plan Local d’Urbanisme intercommunal Habitat et Déplacements (PLUi HD). Ce document d’urbanisme a pour objectif  de planifier  l’aménagement du territoire sur l’ensemble des 38 communes à l’horizon 2030. 

À chaque parcelle du cadastre correspond une destination (agricole, à urbaniser, etc) qui sera votée par chaque conseil municipal avant la fin 2019 et validée en séance plénière par Grand Chambéry lors d'un conseil communautaire. Ce PLUiHD entrera en vigueur en janvier 2020 pour s'appliquer sur la prochaine décennie. Jusqu'au 08 août, les habitants du territoire sont appelés à donner leur avis. Il suffit de se rendre soit aux permanences des commissaires-enquêteurs, soit déposer un avis en ligne. 

Les exploitations maraîchères doivent composer avec la volonté  des élus de pouvoir urbaniser

Deux exemples montrent la difficulté de concilier les projets d'aménagement et le maintien d'une agriculture de proximité : le Gaec Petite Nature à Chambéry-Bissy et Le Potager de Sonnaz. Les deux exploitations maraîchères bio alertent sur les dangers de ce futur PLUiHD pour leur avenir. Les élus ont-ils vraiment la volonté de pérenniser leurs exploitations ? 

"Si cela change de mairie, comment cela va-t-il se passer ? " David Judicq, Le Potager de Sonnaz

Pour le Potager de Sonnaz, les réseaux d'agro-écologie se mobilisent pour expliquer la situation de l'exploitant. Au bord de la route, en face des villas, le Potager de Sonnaz est devenu un lieu de rencontre pour les habitants. En plus de la vente directe, David Judicq approvisionne un magasin de producteurs à La Ravoire. 

Aujourd'hui il se sent en sursis sur son exploitation car l'autorisation est à titre dérogatoire : " Aujourd'hui on a une autorisation de la DDT (direction des Territoires) pour exploiter mais le PLU n'est pas agricole. On voudrait en acheter une partie parce-qu'aujourd'hui on est un peu en précaire. Quand on a des salariés, c'est bien d'avoir des vestiaires. Aujourd'hui on ne peut pas le faire. On ne fait que du précaire : la chambre froide, c'est juste posé. On accueille les clients l'hiver, il fait froid, il y a du vent. Si cela change de mairie, comment cela va se passer ? L'agricole, c'est du long terme et nous avons besoin de voir à long terme". 

La page Facebook du Potager de Sonnaz - Aucun(e)
La page Facebook du Potager de Sonnaz - capture facebook page publique Potagers de Sonnaz

"Avec de l'eau, sur du plat, avec de la bonne terre. On ne trouve plus cela nulle part" Franck Vuillermet, Gaec Petite Nature 

À Bissy, près du Phare, Franck Vuillermet est le dernier maraîcher exploitant de Chambéry. À 50 ans, l'agriculteur qui a repris l'exploitation familiale a déjà dû concéder du terrain pour la construction du Phare, un terrain qu'il a retrouvé mais à quelques centaines de mètres de son exploitation mais cette parcelle de compensation, il va la perdre. "C'est un hectare deux d'un seul tenant, explique Franck Vuillermet. Avec de l'eau, sur du plat, avec de la bonne terre. On ne trouve plus cela nulle part. C'est là où on fait toutes nos salades, nos carottes ...  cette parcelle-là, c'est 40 % de notre chiffre d'affaire. La Chambre d'agriculture s'est positionnée contre le déclassement de cette parcelle".

De son côté, la ville de Chambéry argumente par la voix de Josiane Beaud, 1ère adjointe au maire : " comme nous avons besoin de restructurer les parcelles sur lesquelles il est,  on en a besoin pour le service public, nous allons lui proposer entre trois et quatre hectares de terrain plat avec point d'eau mais je ne peux pas vous donner le lieu. Nous avons encore des discussions à mener avec les propriétaires et lui-même, le maraîcher".

Mais pour les agriculteurs, cette solution sur le papier ne dit rien de la difficulté à exploiter des parcelles dispersées et surtout d'une absence d'alternative pour le maraîcher qui approvisionne  en produits bio entre 600 et 800 familles.

lal Frapna Savoie relaie la pétition lancée uniquement sur papier par Franck Vuillermet à Chambéry-Bissy - Aucun(e)
lal Frapna Savoie relaie la pétition lancée uniquement sur papier par Franck Vuillermet à Chambéry-Bissy - Capture page publique Facebook Frapna savoie
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