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Quel avenir pour le train des primeurs Perpignan - Rungis ?

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Par , France Bleu Roussillon

La CGT affirme que la liaison de fret ferroviaire reliant la plateforme St Charles de Perpignan au marché parisien de Rungis s'arrêtera au 15 juillet prochain, mais de nouvelles réunions sont annoncées pour tenter de la sauvegarder. La rentabilité de la ligne est au cœur du dossier.

Les quais de la gare de fret ferroviaire à Perpignan
Les quais de la gare de fret ferroviaire à Perpignan © Maxppp - Michel Clementz

C'est le dernier train de ce type en France qui transporte quotidiennement en wagons frigorifiques plusieurs tonnes de fruits et légumes entre Perpignan et Rungis. Une ligne menacée de suppression par la SNCF, ce qui suscite une levée de boucliers de la CGT, de la région Occitanie et de députés de l'opposition, mais la rentabilité de la ligne pose question.

Un enjeu environnemental 

La fermeture de ce service de fret Perpignan Rungis équivaudrait à jeter 22.000 camions de plus sur les routes chaque année pour assurer le transport des primeurs. Le 17 mai dernier le gouvernement s'était engagé à maintenir le service "jusqu'à la fin de la haute saison". Saison qui pour les professionnels de l'import-export de primeurs s’achève à la mi-juillet. 

Le train des primeurs n'en aurait donc plus que pour quelques jours de fonctionnement.

Alors qu'une pétition de 15.000 signatures pour sauver le train primeur a déjà été déposée au ministère de la Transition écologique, l'opposition monte elle aussi au créneau : EELV, La France insoumise, le PCF et la CGT dénoncent à l'unisson un "enfumage" du gouvernement qui assure vouloir trouver une solution ferroviaire pérenne d'ici la fin de l'année, via un groupe de travail censé se réunir régulièrement sur le sujet.

Des coûts de fonctionnement importants

Mais si l'avantage environnemental du train est incontestable, sa viabilité économique pose question : au marché Saint-Charles, les importateurs regrettent les contrats de location à l'année et les prix fixes quelles que soient les quantités transportées. Si les volumes chargés atteignent les 40.000 tonnes par semaine en hiver, ils chutent en dessous des 15.000 tonnes durant l'été où la production hexagonale permet de limiter l'importation de fruits et légumes venus du Maroc et d'Espagne.

De son côté la SNCF souligne la rentabilité insuffisante du trajet retour Rungis - Perpignan où il y a très peu de primeurs à transporter dans les sens nord-sud. Pour ne pas circuler à vide, elle recherche d'autres marchandises à convoyer, mais les horaires et le parcours non modifiables de la ligne compliquent la tâche.

Enfin, la logistique du train des primeurs pèse sur le budget : le remplacement des vieux wagons frigorifiques est estimé à 20 millions d'euros et les opérations de chargement des palettes sont coûteuses en main d'oeuvre.

L'alternative du transport combiné

Pour Carole Delga, présidente de la région Occitanie, "il s'agit d'une question de volonté politique : les solutions sont sur la table, l'État doit s'en saisir ! L'Occitanie ne lâchera rien sur ce dossier",  a-t-elle déclaré dans un communiqué. Depuis le mois de mars, la Région a réuni les transporteurs et le "cluster logistique" pour identifier les solutions de maintien du train des primeurs. Parmi celles privilégiées figure le recours au transport combiné, consistant à déposer directement les cabines de camions sur les trains, ce qui permet de réduire les coûts de manutention tout en apportant plus d’adaptabilité.

"La plateforme de Perpignan est déjà équipée, seul Rungis doit faire l'objet de travaux. Ceux-ci peuvent être rapidement évalués afin que les pouvoirs publics dégagent le financement. (...) Il s'agirait donc de maintenir la ligne existante durant un à deux ans maximum, avant la mise en œuvre d'une solution pérenne."

La prochaine réunion sur le train des primeurs est prévue au ministère des Transports le 20 juin prochain. D'ici là, la CGT va organiser le 13 juin une réunion publique à Perpignan, invitant pour la première fois les organisations politiques et associatives autour d'une mobilisation commune. 

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