Économie – Social

A quelques jours de la visite de François Hollande, ArcelorMittal Florange assure que les investissements sont tenus

Par Cécile Soulé, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu mardi 11 octobre 2016 à 18:46

A l'intérieur du laminoir à froid de l'usine ArcelorMittal Florange
A l'intérieur du laminoir à froid de l'usine ArcelorMittal Florange © Maxppp - Pierre Heckler

A quelques jours de la visite pressentie de François Hollande, la direction d'ArcelorMittal Florange assure que les engagements d'investissements sur le site ont été tenus, après la fermeture des hauts fourneaux en 2012.

Florange sera l’un des points névralgiques de la visite d'Arnaud Montebourg en Moselle mercredi 12 et jeudi 13 octobre et de celle, pressentie, de François Hollande, qui viendra sans doute la semaine prochaine. Mais l’usine ArcelorMittal pâtit d’une mauvaise image après l'épisode de la fermeture des hauts fourneaux, il y a près de 4 ans. Pourtant, l'usine, dans sa partie à froid, marche bien : elle transforme toujours beaucoup d'acier. Et sa direction l'assure, les engagements d’investissements promis au gouvernement ont été tenus.

Le directeur d'ArcelorMittal Atlantique Lorraine: "Nous avons tenus nos engagements"

A quelques jours de la visite de François Hollande, la direction d'ArcelorMittal est dans les starting blocks. "Nous avons tenu nos engagements en terme d'investissement et même plus", affirme le directeur d'ArcelorMittal Atlantique Lorraine, Eric Niedzela. Fin 2012, après la fermeture sous tensions politiques et médiatiques des hauts fourneaux, le groupe sidérurgique avait promis d'investir 180 millions d'euros sur cinq ans à Florange. Ce sont finalement 200 millions qui sont budgétés.

Reportage Cécile Soulé dans l'un des laminoirs

Même s'il n'y a pas eu de licenciement, l'usine a perdu 600 postes. Mais elle emploie toujours 2.300 salariés en CDI dans les autres filières de l'usine qui restent encore très productives: notamment la partie à froid, où des aciers haut de gamme sont transformés en plaques ultra-fines pour l'industrie automobile et agro-alimentaire. Pour la directrice du site de Florange, "la page des hauts fourneaux n'est pas complètement tournée, mais le climat est apaisé". Il n'y a pas eu de grosses grèves depuis quatre ans. Reste l'amertume des salariés d'avoir en quelque sorte été lâchés. Il y a eu quand même 130 embauches depuis un an et demi chez ArcelorMittal Florange.

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