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Économie - Social

"La rébellion plutôt que la résignation" : quinze médecins de l'hôpital du Mans menacent de démissionner

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Par , France Bleu Maine

Ils ont répondu à l'appel national du collectif inter-hôpitaux. Quinze médecins, chefs de service, de l'hôpital du Mans menacent de démissionner de leurs fonctions administratives pour alerter la ministre de la Santé sur la détérioration de leurs conditions de travail.

Les médecins de l'hôpital du Mans avaient déjà fait grève le 14 novembre pour alerter sur leurs conditions de travail
Les médecins de l'hôpital du Mans avaient déjà fait grève le 14 novembre pour alerter sur leurs conditions de travail © Radio France - Alice Kachaner

Le Mans, France

"J'ai choisi la rébellion plutôt que la résignation." Jean-Marc Toqué, chef de service en médecine polyvalente de l'hôpital du Mans fait partie des quinze médecins démissionnaires de l'hôpital du Mans. Avec ses confrères, le médecin menace de quitter ses fonctions administratives au sein de l'hôpital. "On veut envoyer un message fort, même si on a conscience que la politique de la chaise vide n'est pas vraiment une bonne solution", regrette-t-il. 

Lui et ses collègues ont signé une lettre envoyée à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.  "On lui laisse quelques jours, la fin du mois de janvier pour répondre". La crise dans les hôpitaux dure depuis mars 2019 et  les mesures proposées le 20 novembre dernier ne leur semblent pas suffisantes. 

"Il faut plus de lits, plus de bras et de meilleures rémunérations, notamment pour les infirmières. On manque de médecins, on ne sait plus comment recruter", raconte le médecin qui a dû fermer une unité de trente lits dans son service faute de personnel.

Je veux sauver cet hôpital public"

Le médecin souligne la détérioration des conditions de travail dans l’hôpital public. "On ne peut pas rogner dans tous les sens, sur la durée des séjours, le nombre de personnels. On fait courir des risques à nos patients", s'alarme Jean-Marc Toqué qui espère que cet ultime appel à l'aide sera entendu par le gouvernement.

Au total, plus de 1.000 médecins participent à cette action forte et symbolique. Leur lettre a été publiée lundi dans le journal Libération

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