Économie – Social

Rachat d'Alstom : une offre de Siemens se prépare pour contrer celle de General Electric

Par Germain Arrigoni, France Bleu Belfort-Montbéliard samedi 26 avril 2014 à 21:08 Mis à jour le dimanche 27 avril 2014 à 13:30

Le siège d'Alstom en Suisse
Le siège d'Alstom en Suisse © MaxPPP - - Photo d'illustration

Le géant industriel allemand Siemens s'apprête à faire une offre concurrente à celle de l'américain General Eletric pour l'acquisition d'une partie des activités d'Alstom. Le gouvernement français a reporté sine die, dimanche, toute rencontre avec le patron de GE.

"Une offre de Siemens se prépare" , a indiqué une source proche du dossier alors qu'Arnaud Montebourg a reporté dimanche sa recontre à Paris avec le PDG de General Electric, Jeffrey Immelt, pour des discussions en vue de l'acquisition de la division énergie d'Alstom, un des fleurons industriels français.Le gouvernement français souhaite "disposer du temps nécessaire à un examen sérieux des propositions" sur la table, a annoncé Bercy qui a appelé un peu plus tôt à la "vigilance patriotique" . "Compte tenu des enjeux stratégiques pour l'industrie et l'économie française, le gouvernement n'acceptera pas qu'une décision soit prise, quelle qu'elle soit, dans la précipitation et sans l'instruction conjointe avec les intérêts de la nation des choix alternatifs" , a affirmé le ministère.

10 milliards d'euros

L'opération vise l'achat des actifs du groupe français liés à l'énergie (équipements pour centrales thermiques, lignes à haute tension, énergies renouvelables, soit les divisions "Power" et "Grid"), qui représentent plus de 70% de l'activité d'Alstom et un chiffre d'affaires de 14 milliards d'euros. La transaction est estimée à quelque 10 milliards d'euros.La branche transport, qui fabrique les célèbres trains à grande vitesse (TGV), ne serait pas concernée par cette acquisition.

Préserver l'emploi

Bien que l'Etat ne soit plus actionnaire de l'entreprise depuis 2006, Arnaud Montebourg s'est invité dans le dossier, justifiant son interventionnisme par la nécessité de prémunir la France du risque de perdre un centre de décision et d'éventuels emplois. Sur les 90.000 employés du groupe Alstom, 18.500 sont salariés en France. Le gouvernement entend obtenir des garanties sur trois points "l'emploi, la localisation des activités et l'indépendance énergétique" , a-t-on expliqué dans l'entourage du président François Hollande.

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