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Économie - Social

Rachat de British Steel Hayange par le groupe chinois Jingye : les salariés entre espoir et prudence

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Par , , France Bleu Lorraine Nord

Le géant chinois de la sidérurgie va racheter le britannique British Steel, dont l'usine d'Hayange et ses 420 salariés. Sur place, Jingye voudrait augmenter la production de 30%. Un projet séduisant sur le papier, mais syndicats, élus et salariés sont encore dans l'expectative.

L'usine British Steel d'Hayange
L'usine British Steel d'Hayange © Radio France - Lauriane Delanoë

Hayange, France

Quel est le projet du groupe chinois Jingye pour Hayange ? Ce géant de la sidérurgie a signé cette semaine un compromis pour le rachat du britannique British Steel (l'actuel propriétaire, en faillite). L'usine mosellane et ses 420 salariés sont concernés. La direction actuelle a donné des précisions aux représentants syndicaux ce mercredi en CSE. Il y a encore peu de détails, mais le groupe chinois semble ambitieux.

Leur projet a l'air quand même assez énorme (...) dans les faits, il faut voir quels investissements ils vont effectuer" - Grégory Zabot, secrétaire CFDT du CSE

Selon Grégory Zabot, le secrétaire CFDT du CSE, "leur projet a l'air quand même assez énorme (...) pour Hayange, on nous explique que le groupe veut augmenter la production de 30%. Maintenant, dans les faits, il faut voir quels investissements ils vont effectuer, si l'outil suit, si il y a du personnel : pour faire 400.000 tonnes au lieu des 300.000 aujourd'hui, il faudra embaucher."

Je ne suis pas trop inquiet. Tant qu'on produit... Des rails, on en a toujours besoin !" - Sacha, salarié depuis douze ans

Du côté des salariés, la principale réponse à la sortie de l'usine reste : "On attend de voir !"Jean-Michel, en poste à la logistique depuis 1994, a une seule demande, pour le futur propriétaire :  "Qu'ils pérennisent l'entreprise, qu'on puisse continuer l'activité rail sur le site de Hayange. On peut émettre quelques inquiétudes, mais on a changé plusieurs fois de propriétaires, et chaque fois, on s'est réorganisés pour satisfaire les demandes de nos clients." Sacha, au traitement thermique depuis douze ans, en est à son quatrième propriétaire : "Je ne suis pas trop inquiet. Tant qu'on produit... Des rails, on en a toujours besoin !"

Comme l'usine est ultra-performante, on n'a aucune raison de penser que le groupe chinois veuille la fermer." - Michel Liebgott, président de la communauté d'agglomération du Val de Fensch

Pour Michel Liebgott, président socialiste de la communauté d'agglomération du Val de Fensch, le projet semble viable : "pour nous, l'essentiel, c'est que la qualité de cette usine demeure, que l'on puisse toujours être fournis par des hauts-fourneaux qui permettent un approvisionnement de qualité. Et a priori, c'est le cas, puisque l'acier proviendrait toujours d'Angleterre, comme c'est le cas aujourd'hui. Et comme l'usine est ultra-performante, on n'a aucune raison de penser que le groupe chinois veuille la fermer." Il demande tout de même à Bercy et au gouvernement anglais de vérifier la solidité juridique et financière de Jingye. 

Le groupe chinois, quant à lui, se donne six mois pour finaliser le rachat. En effet, le compromis signé comprend des clauses suspensives : Jingye demande par exemple des aides au gouvernement britannique.

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