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Économie – Social

Rachat des chantier navals de Saint-Nazaire : "tout ça pour ça"

mercredi 27 septembre 2017 à 9:18 Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan

Invité de France Bleu Loire Océan ce mercredi matin, le maire de Saint-Nazaire, David Samzun, s'étonne de l'accord qui pourrait être conclu entre la France et l'Italie sur le rachat des chantiers navals. Un accord dans lequel les Italiens seraient majoritaires.

David Samzun
David Samzun © Maxppp -

Saint-Nazaire, France

C'est en principe ce mercredi soir que devrait être annoncé l'accord entre la France et l'Italie sur le rachat des chantiers navals de Saint-Nazaire. Un accord qui donnerait la majorité aux Italiens, comme ils le souhaitaient, en échange de garanties sur l'emploi et d'une alliance entre Fincantieri et Naval group (ex-DCNS) pour la construction de navires militaires. Un accord qui surprend David Samzun, le maire de Saint-Nazaire, invité de France Bleu Loire Océan.

Dès la mise en vente des chantiers, j'ai dit que je ne souhaitais pas que le nouvel actionnaire soit majoritaire

David Samzun qui, pour l'instant, n'en sait pas plus que ce qui a été annoncé dans la presse. C'est-à-dire que les Italiens seraient majoritaires à 51%, alors que c'est pour éviter ça que la France avait décidé de nationaliser temporairement les chantiers cet été. "Dès que STX a annoncé vouloir mettre en vente les chantiers, j'ai dit que je ne souhaitais pas que le nouvel actionnaire - aujourd'hui italien certainement- soit majoritaire. Il faut conserver le savoir-faire, les emplois, les commandes et leur production, nos bureaux d'études, notre capacité à innover et notre propre stratégie industrielle". Quant aux garanties sur l'emploi qui feraient partie de l'accord, ce n'est pas ça qui le rassure : "là où je m'étonne, c'est que dans l'accord trouvé sous François Hollande, il y avait déjà ces garanties. Ce que je ne comprends pas non plus, c'est que le président Emmanuel Macron en personne, quand il est venu à Saint-Nazaire, avait annoncé sa volonté de protéger les intérêts industriels français et donc de la région nazairienne. Si, aujourd'hui, rien n'a bougé, il va falloir nous expliquer pourquoi. Sinon, j'ai envie de dire : tout ça pour ça !"

Il faut protéger notre fleuron industriel

Cet accord de rachat devrait donc être annoncé au lendemain de celui sur l'alliance entre Alstom et les Allemands de Siemens sur le ferroviaire, alors qu'Emmanuel Macron répétait, il y a encore quelques semaines, sa volonté de protéger l'industrie française. "J'espère que c'est toujours le cas !", poursuit David Samzun. "Le fleuron industriel doit être protégé. Pour nous à Saint-Nazaire, l'enjeu ce n'est pas de préparer les deux-trois ans qui viennent mais bien au-delà. Nous devons nous projeter dans les 10-15 ans qui viennent. Ce qui m'étonne aussi, en tant que maire de Saint-Nazaire, c'est que ni moi, ni les autres élus de la région n'ayons reçu la visite du ministre de l'économie Bruno Lemaire, alors qu'à l'époque de François Hollande était venu à deux reprises nous rencontrer et nous expliquer ce qui allait se passer. Alors que, cette fois, nous n'avons qu'une source d'information, celle de la presse, et c'est compliqué pour moi de commenter puisque nous n'avons aucune information et que le gouvernement reste silencieux".

Saint-Nazaire ne doit pas être une variable d'ajustement dans un projet européen

Toujours est-il que, ce qui est sûr, c'est qu'il est temps que le feuilleton du rachat de STX se termine pour que la direction des chantiers puisse préparer l'avenir. "Celui qui va racheter les parts de STX doit être robuste, avec une fiabilité bancaire et un projet industriel. Pour donner de la stabilité. Et, en tous cas, que Saint-Nazaire ne soit jamais une variable d'ajustement dans un projet européen, en cas de replis du marché de la croisière notamment".