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Économie – Social

Rapprochement Alstom-Siemens : le TGV va-t-il passer sous pavillon allemand ?

mardi 26 septembre 2017 à 10:41 Par Magali Fichter, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu

Un mariage franco-allemand pourrait être officialisé ce mardi : celui d'Alstom et de Siemens, qui fusionneraient leurs activités ferroviaires. Si l'union était actée, elle donnerait naissance à un mastodonte mondial, mais elle signifierait aussi la fin d'un fleuron industriel français.

Le site Alstom de Belfort
Le site Alstom de Belfort © Maxppp -

Deux réunions sont prévues ce mardi : celle du conseil d'administration d'Alstom, où siège l'Etat français, à hauteur de 20% des droits de vote, et celle du conseil de surveillance du groupe allemand Siemens. L'occasion, peut-être, d'officialiser le rapprochement de leurs activités ferroviaires, qui passeraient sous contrôle allemand, le jour même où Emmanuel Macron doit prononcer son discours sur l'Europe.

Siemens pourrait prendre la moitié du capital d'Alstom

Selon le ministère de l'économie, cette alliance donnerait naissance au numéro deux mondial pour le matériel ferroviaire roulant, et au numéro un pour la signalisation. Le marché est actuellement dominé par le géant chinois CRRC Corp. Concrètement, Siemens pourrait monter au capital d'Alstom à hauteur de 45 à 50%, en échange de l'apport de ses activités ferroviaires au groupe français.

Un "Airbus du ferroviaire" ?

Une transaction évaluée à 15 milliards d'euros environ, selon le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, selon qui une décision dès ce mardi n'est "pas certaine" en raison de sa "grande complexité". Le PDG d'Alstom, Henri Poupart-Lafarge, a d'ailleurs jugé au mois de mai que la création d'un "Airbus du ferroviaire", regroupant des constructeurs européens, serait "d'une complexité inouïe". Il avait toutefois estimé "qu'une certaine consolidation devra se passer en Europe", mais "progressivement".

Reste à savoir aussi quelles conséquences ce rapprochement pourrait avoir sur les sites français d'Alstom, et notamment celui de Belfort, menacé de fermeture il y a tout juste un an, et dont le plan de sauvetage n'est toujours pas concrétisé.

Devant la multitude de réactions politiques et syndicales, le gouvernement cherche à rassurer. "Dans l'hypothèse d'un rapprochement, l'Etat veillera à une chose: que ce mariage soit un mariage entre égaux, la valorisation respective des deux entreprises étant très proche", a promis le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie, Benjamin Griveaux, devant l'Assemblée nationale. Il a également fait état d'un "certain nombre de garanties, notamment en termes d'emploi et de gouvernance, (qui) seront inscrites dans les termes de l'accord".