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Rachat de Bombardier par Alstom: les syndicats du site d'Ornans vigilants

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Par , France Bleu Besançon

Le constructeur ferroviaire français Alstom va racheter son concurrent canadien Bombardier pour environ 6 milliards d'euros, créant ainsi un géant mondial du secteur. A Ornans, où Alstom emploie 380 personnes, les syndicats se veulent vigilants, même si l'emploi ne semble pas menacé dans l'immédiat.

Une chaîne de montage dans une usine ferroviaire du groupe Bombardier
Une chaîne de montage dans une usine ferroviaire du groupe Bombardier © Maxppp - Sebastian Kahnert

La rumeur courait depuis plusieurs jours, elle a été confirmée ce lundi soir: le constructeur ferroviaire français Alstom va racheter la branche ferroviaire du groupe canadien Bombardier pour environ six milliards d'euros. L'opération va créer un géant du transport ferroviaire,  n°2 mondial, avec quelque quinze milliards d'euros de chiffre d'affaire et plus de 70 000 salariés. Ce rachat, qui intervient après la fusion avortée en 2019 d'Alstom avec l'allemand Siemens, doit encore obtenir le feu vert des autorités européennes de la concurrence. 

A l'usine Alstom d'Ornans, les syndicats restent vigilants.  "Après une fusion ou un rachat, on redoute forcément une restructuration" indique Gilles Buhler, délégué CFDT à Ornans et délégué central du syndicat,  "et ça passe forcément par des réductions d'effectif". D'autant qu'Alstom rachète un concurrent en mauvaise santé, lourdement endetté. Bombardier a enregistré l'an dernier une baisse de ses résultats et a dû faire face à des difficultés techniques entraînant des retards de livraison dans plusieurs pays européens. 

L'usine d'Ornans pas menacée dans l'immédiat

Il va donc falloir faire des économies. A Valenciennes par exemple, deux usines Alstom et Bombardier fabriquent le même type de produits, des caisses de matériel roulant, il y aura forcément des doublons, d'où les inquiétudes syndicales. Le site d'Ornans en revanche ne semble pas directement menacé, car il produit des moteurs, et ça, Bombardier ne sait pas le faire, pas de risque de doublon donc. "A Ornans on est les seuls motoristes français d'Alstom, on a un carnet de commande rempli à plus de trois ans, donc on n'a pas une inquiétude immédiate", constate Gérard Coulet, délégué FO à Ornans. Mais la prudence est de mise. "D'expérience, une restructuration, elle ne concerne pas qu'un site mais l'ensemble des sites, à moindre échelle peut-être pour Ornans,  mais sur le long terme je ne sais pas", conclut Gilles Buhler. 

L'usine Alstom d'Ornans emploie 280 personnes en CDI et une centaine d'intérimaires et prestataires. 

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