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Rassemblement à Nancy d'une vingtaine de livreurs pour dénoncer leurs conditions de travail

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Une vingtaine de livreur des plateformes Deliveroo et Uber Eats se sont rassemblés ce vendredi devant le marché central de Nancy pour dénoncer leur condition de travail et réclamer un salaire horaire minimum garanti.

Des coursiers travaillant pour les plateformes de livraison à domicile se mobilisent à Nancy
Des coursiers travaillant pour les plateformes de livraison à domicile se mobilisent à Nancy © Radio France - Romain Berchet

Ils ont posé leur imposant sac isotherme pour quelques heures. Une vingtaine de livreurs se sont rassemblés ce vendredi devant le marché central de Nancy. Une mobilisation pour dénoncer leur condition de travail et réclamer un salaire horaire minimum garanti notamment sur la plateforme Uber Eats. Avec son casque de scooter sur la tête, Sylvain tente d'expliquer sa situation : "pour une course d'un kilomètre, nous pouvons être payés 4 euros. Alors en vélo certaines commandes peuvent être rentables mais pas en scooter. On est parfois obligé de sortir du centre de Nancy pour être payé davantage."

Les livreurs ne comprennent pas que Nancy soit la seule ville du Grand Est où il n'y a pas un salaire horaire minimum garanti. Des difficultés financières qui s'ajoutent aux mauvaises relations avec certains restaurateurs. Depuis le début de la crise sanitaire, quelques commerces refusent aux livreurs d'attendre la commande à l'intérieur ainsi que l'utilisation des sanitaires. 

Une vie sociale détruite

"Je suis de 8 heures à 22 heures dehors", avoue Sylvain. Même constat pour Adam, ce livreur travaille depuis deux ans pour les plateformes. "Aujourd'hui je ne prends plus de plaisir, je suis écœuré. Je rentre très tard le soir donc ma vie sociale s'est totalement dégradée", explique-t-il. Au travers de cette mobilisation, les différents livreurs tentent aussi de sensibiliser les clients : "attention à la note que vous mettez sur les applications notamment Uber Eats. Un pouce en bas peut être très dangereux. Nous pouvons du jour au lendemain perdre notre travail sauf que nous n'avons pas de chômage derrière", insiste Adam.

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