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Économie - Social

A Metz, les étudiants rassemblés devant le Crous pour dénoncer la précarité qu'ils subissent

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Une cinquantaine d'étudiants se sont rassemblés ce mardi midi, à l'appel des syndicats Solidaires et UNEF notamment, devant le CROUS du Saulcy, à Metz. Ils et elles venaient en soutien à l'étudiant qui s'est immolé devant le CROUS de Lyon vendredi, et pour alerter sur la précarité étudiante.

Une cinquantaine d'étudiants rassemblés, ce mardi, dans le campus du Saulcy, après s'être rassemblés devant le Crous de Metz.
Une cinquantaine d'étudiants rassemblés, ce mardi, dans le campus du Saulcy, après s'être rassemblés devant le Crous de Metz. © Radio France - Sarah Mansoura

Metz, France

Ils étaient une bonne cinquantaine, ce mardi midi, à se rassembler devant le bâtiment principal de l'antenne messine du Crous de Lorraine. Comme ailleurs en France, nombre d'étudiants ont répondu à l'appel national du syndicat Solidaires, puis de l'Unef, et à l'appel, à Metz, de la FSE et de la CNT, à participer à des rassemblements en soutien à Anas K., l'étudiant stéphanois toujours dans un état grave après s'être immolé devant le Crous de Lyon, vendredi. L'objectif affiché : dénoncer la précarité dans laquelle vivent une partie des étudiants en France. 

Dénoncer la précarité financière que vivent les étudiants

20% des étudiants vivent sous le seuil de pauvreté (1041 euros en 2017), selon la Fage, la fédération des associations générales étudiantes. "Les bourses sont insuffisantes", relève Jérémy Spiegel, vice-président de l'Unef Lorraine et vice-président étudiant du Crous Lorraine. "A l'échelon 7, l'échelon maximum, on arrive à 561 euros par mois", pour dix mois, précise-t-il. 

Beaucoup, comme Gladys, ont la mine grave durant le rassemblement. Cette étudiante en deuxième année de Langues étrangères appliquées, boursière, réussit à s'en sortir cette année. Mais elle n'est pas étonnée par le geste d'Anas K. "Ca ne me surprend pas vraiment, parce que moi aussi, ça me traversait l'esprit", confie-t-elle. "Ce n'est pas un cas isolé", tempête Lucas, étudiant en Arts du spectacle, pour qui "c'est de plus en plus fréquent". Lui non plus n'est pas surpris par le geste d'Anas K.. Pour ses camarades lyonnais, son geste, désespéré, était éminemment politique

Des étudiants inquiétés par la précarité psychologique

Les difficultés financières ne sont pas les seules à occuper les préoccupations des étudiants. "On est étudiants en prépa, et il n'y a aucun suivi psychologique pour les étudiants. On a aussi des amis qui sont en fac, et qui patinent beaucoup, qui n'ont aucun moyen de s'en sortir parce qu'on ne leur apporte pas d'aide même quand ils en demandent. Nous aussi, ça nous touche", relève Anna. "On voit autour de nous les conséquences que ça a, la précarité sur les étudiants, sur leur santé mentale, sur le fait qu'ils puissent rester dans leur cursus universitaire ou non. On trouve ça important de continuer à se battre pour ça, et que tout le monde puisse accéder à l'éducation de manière égale, ce qui n'est pas du tout le cas en France", renchérit Emma. 

En France, une quarantaine de rassemblements étaient prévus, ce mardi, pour soutenir Anas K. et dénoncer la précarité des étudiants. Ils étaient plusieurs centaines à Lyon, où l'étudiant s'est immolé devant le Crous. 

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