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Reconfinement : des commerçants de proximité protestent contre la concurrence des grandes-surfaces

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Par , France Bleu Gascogne

Les commerces non-essentiels ont dû fermer leurs portes avec le reconfinement. Ils sont nombreux à estimer que la concurrence des grandes-surfaces, autorisées à rester ouvertes, est déloyale étant donné qu'elles vendent aussi des biens non-essentiels qu'on peut trouver dans leurs boutiques.

Certains commerçants du centre-ville de Mont-de-Marsan se sont rassemblés devant la Préfecture pour se faire entendre.
Certains commerçants du centre-ville de Mont-de-Marsan se sont rassemblés devant la Préfecture pour se faire entendre. © Radio France - Radio France

Ils vendent des vêtements, des bijoux, des chaussures... Ils ne sont pas considérés comme des commerces essentiels, alors ils ont du fermer leurs portes, vendredi 30 octobre, premier jour du reconfinement. Ce samedi, certains commerçants du centre-ville de Mont-de-Marsan se sont réunis devant la Préfecture. Ils dénoncent la concurrence des grandes-surfaces, qu'ils jugent déloyale, et demandent à ce que ces hypermarchés, qui peuvent rester ouverts parce qu'ils vendent des biens de première nécessité, soient contraints à vendre tout ce qui n'est pas essentiel en "clic and collect", c'est à dire sur internet, comme ils sont obligés de le faire eux-mêmes. 

_"S'ils ont le droit de vendre des vêtements, pourquoi pas nous ?_" s'interroge Guylaine Burgy, gérante d'une boutique de vêtements du centre-ville. C'est justement pour les soutenir que Charles Dayot, maire de Mont-de-Marsan, a pris un arrêté municipal ce samedi, autorisant ces commerces non-essentiels de proximité à rester ouverts. Arrêté que la Préfecture qualifie d'illégal, puisqu'il va à l'encontre du décret national du 29 octobre 2020, qui fixe les règles de ce nouveau confinement. 

Guylaine Burgy dit comprendre la décision nationale de fermer les commerces en raison de la crise sanitaire, mais elle demande à ce que les hypermarchés passent en "clic and collect" pour plus d'équité : "S'ils passent en clic and collect sur tout ce qui n'est pas essentiel, les gens pourront choisir où ils veulent acheter les articles qui ne sont pas de première nécessité, et on aura tous le même droit !", souligne-t-elle.

Tous les commerçants présents ce jour-là partagent la même angoisse : ne pas pouvoir se relever de ce deuxième confinement. L'approche des fêtes de Noël les inquiète particulièrement, c'est à cette période qu'ils réalisent 90% de leur chiffre d'affaire.

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