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Reconfinement en Seine-Maritime : derrière la fermeture des fleuristes, toute la filière horticole menacée

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Par , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Alors que les fleuristes normands ont baissé le rideau depuis le début de la semaine comme partout en France, leurs producteurs, le plus souvent des horticulteurs de la région souffrent également de cette fermeture.

Derrière la fermeture des fleuristes, la filière horticole est menacée.
Derrière la fermeture des fleuristes, la filière horticole est menacée. © Radio France - Bradley de Souza

Il suffit de marcher quelques mètres dans l'exploitation de Damien Bordeaux à Neuville-Chant-d'Oisel (Seine-Maritime) pour s'apercevoir des conséquences du premier confinement au printemps dernier. Pas très loin de ses serres, un monticule de fleurs. "C'est un tas d'ordures de grosso modo 5 mètres de large, 1m50 de haut et 8m de long. C'est l'équivalent de trois serres, ça représente 45.000 à 50.000 pots de fleurs du printemps", explique-t-il à France Bleu Normandie.

Un emprunt pour renflouer les caisses

"On a vécu déjà le confinement en mars-avril avec beaucoup de pertes. Et là tel que c'est parti, on repart dans une vague de pertes. Il y a encore 50.000 pots à évacuer d'ici quinze jours, sinon ce sera de nouveau le tas d'ordure comme au printemps", déplore Damien Bordeaux.

L'horticulteur est présent à Neuville-Chant-d'Oisel depuis 20 ans. Ils sont une dizaine à travailler dans son exploitation. "Pour l'instant, on a perdu la première semaine _80% de chiffre d'affaires_. On a fait un petit peu de vente, du drive, à distance mais le trou commence déjà à se creuser début novembre", poursuit-il.

Les recettes n'ont pas été présentes au printemps dernier. L'horticulteur a dû faire un emprunt pour renflouer ses caisses. "Là on va continuer à produire, peut-être un peu moins. Ce que l'on produit là sera commercialisé au printemps prochain et je suis quasiment sûr qu'on manquera de fleurs. On est un peu prudent", relate Damien Bordeaux.

Prudent, mais optimiste. "En tant que producteur, on a l'impression d'être mis sur le carreau (...) Si on n'arrive pas à faire Noël correctement avec nos ventes de sapins et de jacinthes, ça va être compliqué d'entamer le printemps sereinement. Mais on est toujours optimiste", conclut-il.

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