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Dossier : Coronavirus Covid-19

Reconfinement : le monde économique sonné en Loire-Atlantique et en Vendée

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Par , France Bleu Loire Océan

Les bars, les restaurants, les loisirs, une grande partie des commerces... vont fermer avec le nouveau confinement à partir de ce jeudi minuit. Mais cette fois, davantage d'entreprises sont aussi censé continuer à fonctionner. Mais pas sûr qu'elles le puissent.

Le président de l'association des commerçants du centre-ville de Nantes redoute une "catastrophe"
Le président de l'association des commerçants du centre-ville de Nantes redoute une "catastrophe" © Maxppp - Sergi Reboredo

Comme lors du premier confinement, les bars et les restaurants vont devoir fermer à partir de ce jeudi soir minuit et au moins jusqu'au 1er décembre. Après avoir du mettre en place des mesures sanitaires strictes, après s'être vu imposer une fermeture dès 22 heures depuis une semaine, cette fois, elle sera totale.

C'est dans les familles que le virus s'est le plus transmis, pas chez nous, alors il y a de l'incompréhension

"On était déjà en sous activité à cause des protocoles sanitaires et de la stigmatisation de nos établissements", déplore Catherine Quérard, la représentante du GNI Grand-Ouest, le groupement des indépendants de l'hôtellerie et de la restauration. "Nous estimons que nous sommes un commerce essentiel parce que nous sommes des lieux de vie, des lieux d'échange, où le protocole sanitaire a été respecté", poursuit Catherine Quérard. "C'est dans les familles que le virus s'est le plus transmis, pas chez nous, alors il y a de l'incompréhension."

Nous avons déjà eu 80 jours de fermeture pendant le premier confinement

Pour le GNI, ce nouveau confinement est une catastrophe. "Nous avons déjà eu plus de 80 jours de fermeture sur la première période, 30 jours de plus que l'ensemble des Français. Nous avons ensuite eu une baisse de l'activité avec les mesures de distanciation, la clientèle n'est pas complètement revenu parce qu'elle avait peur... On a l'impression d'être les boucs émissaires", conclut Catherine Quérard. 

Une énorme claque pour les commerçants 

C'est une énorme claque, aussi, pour les commerçants. À quelques semaines de Noël, leurs organisations ont fait pression pour que tous puissent rester ouverts mais, finalement, seuls les commerces dits "essentiels" pourront continuer à accueillir les clients : l'alimentaire, les pharmacies, les magasins d'informatique, les bureaux de tabac ou encore les stations-service. "On était déjà dans une situation très fragile depuis plusieurs mois avec des commerçants et des artisans très endettés, avec des loyers parfois décalés, parfois non, avec des difficultés économiques très fortes", explique Olivier Dardé, le président de Plein centre, l'association des commerçants du centre-ville de Nantes. 

Les fêtes de fin d'année, ça représente 30% du chiffre d'affaire de certains commerçants

"On va vers une catastrophe", poursuit-il. "Les fêtes de fin d'année, ça représente 30% du chiffre d'affaire annuel de certains commerçants. Donc les grands gagnants, ça va être les grandes surfaces et les sites de vente en ligne. Et là, ça va être terrible. Parce que l'économie locale, l'emploi local, c'est nous ! ", martèle Olivier Dardé. "C'est aussi pour ça qu'on va essayer de lutter avec, par exemple, le site Ma ville, mon shopping, pour acheter en ligne chez les commerçants locaux. Il va falloir qu'on soit tous solidaire pour soutenir le commerce physique et de proximité".

Comment un garagiste va pouvoir continuer d'accueillir des clients alors qu'ils ne peuvent pas se déplacer à part pour aller travailler ?

La différence avec le confinement du printemps, c'est que davantage d'entreprises vont pouvoir rester ouvertes. Les usines et les chantiers vont continuer de tourner, notamment. Mais pour beaucoup de petites et moyennes entreprises, Olivier Morin ne voit pas comment ce sera possible. Le président de la CPME en Pays de la Loire se dit donc "sonné" ce jeudi matin. Il représente 7.000 entreprises de notre région. "Je vais vous donner un exemple et vous allez très vite comprendre. Comment un garagiste va pouvoir continuer d'accueillir des clients alors qu'ils ne peuvent pas se déplacer à part pour aller travailler ? Qui, demain, va venir lui acheter un voiture ou venir faire réparer sa voiture ? Comment une activité peut continuer sans client ?"

Comment un chef d'entreprise va accepter un nouvel endettement sans savoir comment il va le rembourser ?

Pour lui, on se dirige vers une crise économique très grave et vers une crise sociale, malgré le "plan spécial" pour les TPE et les PME annoncé par le chef de l'État. "Comment un chef d'entreprise censé va accepter un nouvel endettement, des nouveaux accompagnements de trésorerie alors qu'il s'est déjà endetté lors du premier et qu'il n'a aucune visibilité sur l'avenir ?  Un chef d'entreprise, il met son patrimoine dans son entreprise : son argent, sa retraite, tout est dedans ! Et à un moment, il va prendre la décision, de bonne gestion aussi, de ne pas s'endetter sans savoir comment il va rembourser".

Il faut de l'argent pour acheter des ordinateurs

Parmi les consignes d'Emmanuel Macron, il y a aussi cette de faire davantage de télétravail. Mais, là aussi, ça traduit une "méconnaissance de la réalité des petites et moyennes entreprises" pour le président de la CPME des Pays de la Loire. "99% des entreprises sont des TPE et des PME. Et elles ne sont pas organisées pour mettre en place le travail à distance. Il faut des outils informatiques, il fallait avoir de l'argent pour se doter de ces équipements là et, encore une fois, il y a beaucoup d'activités où ce n'est pas possible. Comme pour le garagiste que j'évoquait précédemment", conclut Olivier Morin.

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