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Dossier : Coronavirus Covid-19

Reconfinement : les commerçants veulent pouvoir "rouvrir tous les commerces dès le 13 novembre"

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Par , France Bleu

Une vingtaine de fédérations professionnelles de commerçants réclament ce lundi la réouverture de tous les commerces "dès le 13 novembre". Les librairies, magasins de vêtements ou de chaussures ont du fermer leurs portes vendredi dernier en raison du reconfinement en France.

Les fédérations de commerçants réclament la réouverture des magasins "dès le 13 novembre".
Les fédérations de commerçants réclament la réouverture des magasins "dès le 13 novembre". © AFP - MATHIEU MENARD / HANS LUCAS

C'est un appel lancé au gouvernement par une vingtaine de fédérations professionnelles de commerçants, et les organisations patronales, Medef et CPME. Ils demandent "solennellement" de pouvoir "rouvrir tous les commerces dès le 13 novembre et de mettre en oeuvre de véritables mesures de soutien", dans un communiqué commun. Parmi les signataires, on trouve la Fédération des Enseignes de la Chaussure, la Fédération Nationale des Détaillants en Maroquinerie et Voyage, la Fédération des Commerces spécialistes des Jouets et des Produits de l'Enfant, ou encore la Fédération Nationale de l'habillement.

"Le succès de la lutte contre la Covid-19 repose tout autant sur l'efficacité des mesures sanitaires que sur son acceptabilité collective, plaident les signataires. Les décisions prises ne peuvent être acceptées que lorsqu'elles sont comprises et ressenties comme justes par tous".

1,2 million d'emplois "aujourd'hui menacés"

"Commerces de l’habillement, de la chaussure, de la culture, de l’électroménager, du multimédia, du meuble, du sport, du jouet, de l’optique, de la beauté, de la parfumerie, de la bijouterie-horlogerie, des arts de la table, de fleurs, de la coiffure, etc., ce sont plusieurs centaines de milliers de points de vente à travers la France et plus de 1,2 million d’emplois salariés et d’indépendants qui sont aujourd’hui menacés !", expliquent les fédérations.

Dans le journal de 20 heures de TF1 dimanche soir, le Premier ministre Jean Castex a réaffirmé que les commerces, dit non essentiels, ne rouvriraient pas pour le moment : "C'est certainement pas le moment de revenir sur les mesures annoncées, c'est beaucoup trop tôt". Mais les professionnels jugent cette mesure injuste, inéquitable et lourde "de conséquences économiques, sociales et territoriales".

Cette décision laisse, selon les signataires du communiqué, "le champ libre à la seule vente à distance et fait des géants internationaux les grands gagnants de cette crise, les ventes en ligne ne représentent en moyenne que 10% de l’activité des commerces de détail"

Les fédérations demandent aussi au gouvernement "d’étendre sans délai les mesures de soutien à l’ensemble des commerces, quelle que soit leur taille ou leur secteur. Cette règle vaut aussi bien pour les loyers, le fonds de solidarité, les charges sociales ou encore les prêts participatifs". Et au-delà de l’État, les banques et les assurances doivent également "prendre toute leur part à cette crise : les prêts garantis aux entreprises doivent être octroyés autant que de besoin et les délais de remboursements étendus". 

Pour tenter d'apaiser les tensions, Jean Castex a annoncé dimanche que les rayons "non essentiels" des grandes surfaces devraient fermer. Lors de son discours sur le reconfinement, Emmanuel Macron avait déclaré que "si d'ici 15 jours, nous maîtrisons mieux la situation, nous pourrons alors réévaluer les choses et espérer ouvrir certains commerces".

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