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Reconfinement : "sans aide, tout le monde mettra la clé sous la porte", alertent les restaurateurs en Berry

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Par , France Bleu Berry

Les bars et restaurants vont donc à nouveau fermer dès ce vendredi 30 octobre et au moins jusqu'au 1er décembre. Une décision comprise par la présidente de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie en Berry.

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- © Maxppp - David Young/dpa/picture-alliance/Newscom

Dernières heures avant le retour au confinement partout en France, vendredi à minuit. Un deuxième confinement au moins jusqu'au 1er décembre, moins strict que le premier. Mais avec des secteurs d'activités qui vont encore énormément souffrir. C'est le cas de l'hôtellerie-restauration. Les bars et restaurants vont devoir fermer une fois de plus. "C'est une annonce qui laisse craindre des moments difficiles pour notre secteur. C'est un grand point d'interrogation pour l'avenir. Il est certain que sans aide, tout le monde mettra la clé sous la porte", alerte Véronique Gaulon, présidente de l'Umih (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie) en Berry.

Le président de la République a promis 10.000 euros d'aides pour les établissements concernés par des fermetures administratives. C'est le cas des bars et des restaurants. "On voit que le chômage partiel va encore être disponible pour notre secteur. Mais est-ce que ça sera suffisant pour couvrir tous nos frais ?", s'interroge Véronique Gaulon.

Des trésoreries encore fortement impactées par le premier confinement

Au printemps, les restaurants et les bars avaient dû fermer pendant presque trois mois. Certes, la saison estivale a été bonne. Mais cela ne compense pas les pertes. "C'est pas parce que vous avez fait 10, 20 ou 30% de plus cet été que ça compense trois mois à -100%. Il ne faut pas oublier que les crédits et les charges qui ont été reportés pendant le confinement du printemps vont recommencer à tomber", rappelle Véronique Gaulon. 

"Même si les trésoreries se sont un peu regonflées pendant l'été, il y a tout ce qui n'a pas été payé pendant six mois qui va tomber maintenant. C'est vraiment un problème, on ne sait pas où on va. On pioche dans nos réserves financières déjà très petites, on pioche dans nos propres fonds. Pour l'instant, tout le monde fait le dos rond. Mais on verra en fin d'année le bilan financier", ajoute-t-elle.

Nos métiers ne sont pas compatibles avec la lutte contre le virus

Ce deuxième confinement est plus souple que le premier. Les établissements scolaires restent ouverts, l'activité économique doit le moins possible tourner au ralenti. Mais la présidente de l'Umih en Berry refuse d'entrer dans la polémique. "Je comprends parfaitement ce choix du gouvernement. Quand on voit le développement de l'épidémie, ça devenait très difficile dans nos établissements", explique-t-elle. "Un restaurant, ça n'est pas comme une boulangerie ou une boucherie. Nos clients n'ont pas de masques. Ils peuvent se retrouver parfois à plus de 80 dans une même pièce, pendant longtemps et sans masque", précise Véronique Gaulon qui ajoute "quand on est réaliste face à la situation sanitaire, on doit accepter que nos métiers ne sont pas compatibles avec la lutte contre le virus."

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