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Économie - Social

Reconstruction de quatre collèges en Sarthe : quelle place pour les entreprises locales ?

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Par , France Bleu Maine

Le département a fait le choix d’un partenariat public – privé pour ces grands travaux qui vont durer deux ans. Le contrat, décroché par Bouygues, prévoit de confier 51% des dépenses des chantiers à des PME. Les entreprises sarthoises devraient en profiter.

Le futur nouveau collège Maroc Huchepie au Mans, 600 élèves
Le futur nouveau collège Maroc Huchepie au Mans, 600 élèves - Architecte Ateliers Bailleux + Conseil départemental de la Sarthe

Les mots sont précis. Le contrat stipule que la moitié (51% très exactement) des dépenses liées à ces quatre reconstructions de collèges devront revenir à des PME, c’est-à-dire des entreprises de moins de 250 salariés. Les sous-traitants sarthois devraient donc y trouver une bonne place. La société Bouygues – qui a déroché la maîtrise d’ouvrage – s’y engage. Son président pour la région Grand Ouest, Jean-Michel Mendret assure : « on fera le maximum pour privilégier les entreprises sarthoises. Il est dans notre intérêt de travailler avec des acteurs de proximité. Nous n’avons aucune raison d’aller chercher des personnes loin de nos bases ».

Des réunions pour informer les entreprises

Concrètement, plusieurs réunions seront organisées à destination des PME pour leur présenter les chantiers ainsi que le calendrier. Un premier rendez-vous a d’ailleurs eu lieu la semaine dernière. Certains chantiers toutefois ne pourront pas être attribués à des entreprises locales tout simplement parce qu'il n'existe pas de PME dans leur secteur d'activité, par exemple pour les ascenseurs. Le choix définitif des sous-traitants sera effectué au mois de mai 2017. Le président de « Maine collèges 72 », la société fondée par Bouygues pour l’exécution du contrat de partenariat public – privé explique les règles du jeu de manière imagée : « on prend un compas. On met la pointe de ce compas sur Le Mans. On fait un cercle. D’abord 20 kilomètres puis 50 kilomètres puis 100 kilomètres. Les entreprises retenues peuvent donc être de la Sarthe, des départements limitrophes ou de la Région Pays de la Loire ». Et le dirigeant enfonce le clou : « économiquement, une PME locale est forcément plus compétitive qu’une PME qui a tous ses salariés en grand déplacement parce qu’ils viennent de 400 km ! ».

Deux ans de travaux

Les entreprises sarthoises doivent tout de même avoir conscience des contraintes liées à ces différents chantiers, prévient Jean-Michel Mendret, le président de Bouygues Bâtiment Grand Ouest : « le choix dépendra du plan de charge de chacun. De sa capacité à répondre à un planning qui est assez tendu puisque les travaux doivent être réalisés dans un délai maximal de deux ans ». Ce qui fait dire au président du Conseil départemental que les entreprises sarthoises du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) ne devraient pas manquer de travail dans les prochains mois : « la crainte qu’on peut avoir au contraire, c’est de savoir s’il y aura bien une réponse des entreprises locales pour les deux prochaines années », explique Dominique Le Méner. « Je souhaite que majoritairement les entreprises locales puissent satisfaire les besoins ! ». L’élu rappelle qu’outre les quatre reconstructions de collèges, 15 restructurations sont lancées, sans oublier le grand chantier de la Visitation, en centre-ville du Mans.

Le calendrier

Les quatre collèges qui font l'objet d’une reconstruction dans le cadre de ce partenariat public – privé sont:

  • Henri Lefeuvre à Arnage,
  • Jean Cocteau à Coulaines,
  • Maroc-Huchepie au Mans
  • Marcel Pagnol à Noyen-sur-Sarthe.

Le début des travaux est prévu en juillet 2017. La fin des chantiers pour juillet 2019.

Partenariat public – privé : comment ça marche ?

Le mécanisme du partenariat public privé, en résumé : le département verse un loyer de 6,3 millions d’euros par an (en moyenne) pendant 20 ans à la société « Maine collèges 72 » chargée de réaliser les quatre reconstructions et d’assurer le « gros » entretien et la maintenance des bâtiments. Le département récupérera ces bâtiments, à l’issue du contrat en 2039. Lors de la présentation du dispositif, l’opposition de gauche au Conseil départemental de la Sarthe avait critiqué ce type de montage financier. Pendant les débats portant sur le budget, elle avait, à plusieurs reprises, dit craindre qu’au final, la facture soit plus élevée que prévue. La majorité avait estimé ce partenariat public – privé plus efficace compte tenu de l’urgence et plus prudent compte tenu de la baisse des dotations de l’Etat.

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